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Étude longitudinale du sommeil des femmes enceintes et son impact sur le terme et le poids de naissance dans la cohorte AuBE - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.113 
S. Plancoulaine 1, , S. Flori 2, F. Bat-Bitault 3, H. Patural 2, J.-S. Lin 4, P. Franco 5
1 Inserm U1018-EQ10, université Paris Sud, Villejuif, France 
2 EA SNA-EPIS 4607, pôle Mère et Enfant, hôpital Nord, Saint-Étienne, France 
3 Hôpital Salvador, institut de neurosciences de la Timone, Marseille, France 
4 Inserm U1028, université Lyon-1, Lyon, France 
5 Inserm U1028, hôpital Femme Mère-Enfant, université Lyon-1, Lyon, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectif

Les femmes sont particulièrement à risque de perte et/ou de perturbation de sommeil au cours de la grossesse. Notre objectif est (i) d’identifier les trajectoires ou profil de durée de sommeil des femmes pendant la grossesse ; (ii) d’identifier simultanément les facteurs de risque (FR) temps-indépendants expliquant les différences entre les profils et les facteurs temps dépendants associés aux variations au sein de chaque profil ; et (iii) d’étudier les relations entre les différents profils et le terme d’une part et le poids de naissance des enfants d’autre part.

Méthodes

L’analyse inclus 200 femmes enceintes de la cohorte AuBE avec des données sur la durée de sommeil et différents troubles observés avant, au 1er, 2e et 3e trimestre de la grossesse. Nous avions également des informations sur l’âge, le terme, la parité, le travail et sa durée, le statut dépressif, le poids de naissance et le sexe de l’enfant. Nous avons utilisé la méthode du « group based trajectory modeling ».

Résultats

Nous avons identifié 3 profils de durée de sommeil pendant la grossesse : court et décroissant (CD i.e. <6h30/nuit, 10,8 %), medium et décroissant (MD i.e. 6h30–8h00/nuit, 57,6 %) et long et croissant (LC i.e. >8h00/nuit, 31,6 %). Comparativement aux femmes du profil MD, être plus âgée (p=0,03) et fumer pendant la grossesse (p=0,06) sont des FR d’appartenir au profil CD. Au sein de ce profil, la durée de sommeil est diminuée s’il y a des signes d’insomnie (p<10−4) mais augmentée par les siestes (p=0,03). La dépression (p=0,03) est un FR d’appartenir au profil LC. Au sein de ce profil, la durée de sommeil est diminuée par la présence de syndrome des jambes sans repos (p=0,002). De plus, la proportion de naissances prématurées est plus importante pour le profil CD (20 % vs <10 % pour les autres) et les poids de naissance à terme égal est plus faible pour le profil LC (<25e percentile vs >25e pour les autres).

Conclusion

Nous avons identifié des trajectoires de durée de sommeil chez les femmes enceintes avec des facteurs de risque et des conséquences spécifiques à la naissance. Une meilleure prise en compte pourrait améliorer à la fois la santé de la mère et celle de l’enfant.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 3 - janvier 2015 Retour au numéro
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