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L’obstruction nasale et le genre masculin contribuent à la persistance de l’ouverture buccale au cours du traitement du SAOS par PPC - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.038 
Marius Lebret 1, Nathalie Arnol 1, Olivier Contal 2, Jean Benoît Martinot 3, Renaud Tamisier 4, Jean-Louis Pepin 4, Jean-Christian Borel 1,
1 AGIR à domicile Association, Meylan, France 
2 Haute École de Santé de Vaud, CHU de Lausanne, Lausanne, Suisse 
3 Départements de Pneumologie Clinique et Maternité Sainte-Elisabeth, Namur, Belgique 
4 Clinique Universitaire de Physiologie et Sommeil, CHU de Grenoble, Grenoble, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectif

Les facteurs contribuant à la persistance de l’ouverture buccale sous PPC pendant le sommeil ne sont que partiellement connus. Les objectifs de cette étude étaient :

– comparer l’ouverture buccale chez des patients SAOS traités par PPC depuis plus de 4mois par un masque nasal (MN) versus un masque nasobuccal (MNB) ;

– identifier les facteurs associés à la persistance l’ouverture buccale.

Méthodes

Étude prospective transversale. Les patients traités par auto-PPC (observance moyenne minimale>3/nuit) réalisaient une nuit d’enregistrement à domicile avec un dispositif de mesure de l’ouverture buccale par magnétométrie (Brizzy® Nomics, Belgique). L’examen clinique incluait l’anthropométrie, le statut tabagique, le score de Mallampati. L’obstruction nasale était évaluée par le questionnaire NOSE. Les données concernant la sévérité du SAOS, la fonction respiratoire étaient issues du dossier médical.

Résultats

Trente-huit patients étaient inclus et 34 analysés (22 hommes ; âge=57,4 [53 ; 62] ans ; IMC=32,6 [29,1 ; 35,2] kg.m−2 ; médiane[25th ; 75th]). Vingt-sept patients utilisaient un MN, 7 un MNB. Les patients avec MNB étaient plus fréquemment fumeurs actifs, avaient tendance à avoir une obstruction nasale plus importante et un VEMS diminué comparativement aux patients avec MN. L’ouverture buccale moyenne au cours du sommeil était plus importante chez les patients avec MNB (13,0 [11,0 ; 15,0] versus 6,0 [5,0 ; 10,0] mm, p<0,001), et l’index de désaturation en oxygène était plus élevé (9,5 [6,2 ; 15,5] versus 2,9 [1,0 ; 6,1] événements/h, p=0,009) par rapport aux patients avec MN. En analyse multivariée, le genre masculin (bêta=4,4 IC : [2,394 ; 6,489], p=0,0001) et l’obstruction nasale (bêta=3,9 IC : [1,686 ; 6,122], p=0,001) étaient les deux facteurs indépendants associés avec l’ouverture buccale (R2 modèle multivarié=0,49).

Conclusion

Après au moins 4 mois de traitement par PPC, les patients sous masque nasobuccal gardent une ouverture buccale plus importante que les patients sous masque nasal. La persistance de l’ouverture buccale est associée à l’obstruction nasale et au genre masculin.

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© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 32-33 - janvier 2015 Retour au numéro
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  • Observance de la PPC instaurée au domicile, en mode autopiloté chez l’enfant de 6 à 13 ans
  • Marie-Pierre Perriol, Isabelle Poirot, Marie-Dominique Lamblin
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  • Impact du choix du masque nasal sur le traitement du syndrome d’apnées-hypopnées obstructif du sommeil (SAHOS) par pression positive continue (PPC)
  • Laurent Morin, Pierre-Charles Neuzeret

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