Impact du choix du masque nasal sur le traitement du syndrome d’apnées-hypopnées obstructif du sommeil (SAHOS) par pression positive continue (PPC) - 19/03/15
Résumé |
Objectif |
Très peu d’études ont évalué l’influence du type de masque nasal sur la gestion du traitement par PPC. Cette étude française multicentrique randomisée a pour objectif de comparer en vie réelle chez des patients SAHOS, l’impact de différents types de masques nasals utilisés en première intention sur leur traitement PPC.
Méthodes |
Deux cent quatre-vingt-cinq pts SAHOS nouvellement diagnostiqués et éligibles à la PPC ont été randomisés (ratio 2 :3) en deux groupes parallèles de masques nasals (MFX : ResMed Mirage FX® ; Contrôle : Fisher&Paykel Zest® ou HC407® ; ou Philips EasyLife®). L’acceptation du masque initial, l’observance à la PPC et les interventions du prestataire de santé à domicile (PSAD) ont été comparés à 3mois de traitement en intention de traiter modifiée (mITT, sans fuites buccales) et en analyse On-Treatment (OT, sous PPC à 3mois). Une régression logistique a été réalisée dans la population mITT pour déterminer les facteurs prédictifs du risque d’échec du masque nasal.
Résultats |
Cent quatre-vingt-quinze (mITT) et 151 (OT) pts ont été analysés après exclusion de 90 pts nécessitant un masque facial. L’acceptation du masque nasal était supérieure dans le groupe MFX vs contrôle (ITT 79 % vs 68 %, p=0,067 ; OT 90 % vs 76 %, p=0,022). Les causes d’échec du masque du groupe contrôle se différenciaient par plus d’inconfort (5 % vs 1 %) et/ou plus de fuites (5 % vs 0 %). Le taux d’échecs de PPC et leurs causes étaient similaires dans les 2 groupes mais l’observance à la PPC des patients sous thérapie à 3mois était plus élevée dans le groupe MFX (5,9±1,8 vs 5,1±1,6h/nuit, p=0,011). La fréquence des visites supplémentaires du PSAD dues à un problème lié au masque nasal était plus importante dans le groupe contrôle (17 % vs 3 %, p=0,006). Le risque d’échec du masque nasal était associé de manière indépendante à une augmentation des fuites non intentionnelles (OR 1,15 [IC95 % 1,06–1,24], p=0,002) et à une pression de traitement plus basse (OR 0,79 [IC95 % 0,56–0,99], p=0,042).
Conclusion |
Les résultats de cette étude suggèrent que l’acceptation des différents masques nasaux n’est pas équivalente, et que le choix initial du masque peut influencer significativement la gestion du traitement par PPC et l’observance à la thérapie.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 12 - N° 1
P. 33 - janvier 2015 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?



