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Pathologies du sommeil et contrôle aérien. Un exemple de réhabilitation - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.045 
Dominique Dubourdieu , Anne-Pia Hornez, Jonathan Monin, Olivier Manen, Sébastien Bisconte, Jean-François Oliviez, Sébastien Coste, Guy Roul, Pierre-Étienne Bertran, Eric Perrier
 Service de santé des armées, Clamart, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectif

Nous présentons un contrôleur aérien civil, âgé de 54ans, porteur d’une surcharge pondérale qui présente un syndrome d’apnées du sommeil modéré évoluant depuis plus de 10ans sous traitement par orthèse d’avancement mandibulaire. La survenue d’endormissements au volant associés à des crampes invalidantes plutôt matinales principalement localisées dans les cuisses conduit à de nouvelles investigations conduisant à un diagnostic polysomnographique de maladie de Willis-Ekbom dans une forme clinique inhabituelle sévère avec un nombre de mouvements périodiques des membres inférieurs à 23/h associé à un index de micro-éveils à 31/h. Un traitement par rotigotine, dispositif transdermique, est alors associé à la PPC. Se pose alors la question des critères de restitution de son aptitude.

Méthodes

Nous discutons des conditions de restitution d’une aptitude contrôleur aérien exigées par l’instance dérogatoire, le comité médical de la navigation aérienne.

Résultats

Il est nécessaire de s’assurer de l’efficacité des mesures thérapeutiques et de leur absence d’effets délétères sur la sécurité aérienne. Les traitements spécifiques du SAS que sont l’OAM et la PPC dans ses formes modérées à sévères remplissent ces conditions sous réserve de leur bonne tolérance et de leur efficacité clinique régulièrement contrôlée. Dans les formes sévères de la maladie de WE, seule la rotigotine (jusqu’à 3mg/j) présente un profil compatible avec les exigences liées à la SA. Il lui est reconnu une efficacité chez 43 % des patients se maintenant au-delà de 5ans avec des effets secondaires généralement mineurs (fréquents érythèmes sous le patch, quelques céphalées, nausées…) et un risque limité de syndrome d’aggravation (inférieur à 13 %).

Conclusion

La mise en route d’un traitement par PPC ou OAM dans un SAS modéré ou sévère et par rotigotine à faible posologie pour certaines formes sévères de maladie de WE apporte une réponse thérapeutique acceptable sur le plan de la sécurité aérienne.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 35 - janvier 2015 Retour au numéro
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