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Impact de l’état émotionnel pré-hypnique sur le sommeil et la réactivité émotionnelle au réveil - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.115 
J. Delannoy 1, , O. Mandai 2, H. Arakawa 2, J. Honore 3, T. Kobayashi 2, H. Sequeira 4
1 LNFP, université de Lille, Lille, France 
2 Sleep Research Center, Ashikaga Institute of Technology, Ashikaga, Japon 
3 LNFP, université de Lille, CNRS, Lille, France 
4 LNFP, neurosciences, UFR biologie, université de Lille, Lille, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectif

Les émotions négatives ressenties au cours de la période diurne, telles que la tristesse, la colère, le regret et le stress, semblent avoir des effets néfastes sur les caractéristiques du sommeil. Par ailleurs, les travaux sur la privation de sommeil suggèrent que le sommeil paradoxal influence la régulation émotionnelle au réveil. Le but de la présente étude était d’explorer les effets d’un état émotionnel (EE), en particulier négatif, induit au coucher, sur la période de sommeil qui suit, ainsi que sur la réactivité émotionnelle au réveil.

Méthodes

Douze hommes japonais droitiers (20,5±1,2ans), volontaires et payés, ont dormi 10 nuits au laboratoire : une nuit de familiarisation suivie de trois sessions de trois nuits consécutives. Chaque session incluait une nuit d’induction émotionnelle (NIE) précédée par une nuit d’adaptation et suivie par une nuit de récupération. L’intervalle entre chaque session était de quatre nuits. Avant le sommeil de la NIE, un EE était induit avec des films positifs, neutres ou négatifs. Au réveil, les participants devaient évaluer l’intensité d’expressions faciales émotionnelles, coléreuses, neutres, ou joyeuses. L’efficacité de l’induction émotionnelle a été mesurée avec la Positive and Negative Affect Scale et le Profile of Mood States. Un polysomnogramme standard a été enregistré.

Résultats

Premièrement, les données psychométriques montrent que les films positif et négatif induisent un EE congruent. Deuxièmement, le film négatif conduit à une augmentation du taux de sommeil paradoxal durant la NIE. Troisièmement, l’intensité subjective de visages coléreux, mesurée au réveil, tend à diminuer après une induction pré-hypnique négative.

Conclusion

Ce travail confirme que les films émotionnels peuvent induire des EE de même valence, et qu’ils sont utiles pour caractériser l’impact des EE négatifs sur le sommeil. En outre, il montre, pour la première fois, un impact d’informations négatives pré-hypniques sur la sensibilité aux informations émotionnelles au réveil. Nos données sont compatibles avec l’hypothèse que le sommeil paradoxal module la réactivité émotionnelle au réveil et plaident en faveur d’un rôle adaptatif du sommeil sur la régulation émotionnelle.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 4 - janvier 2015 Retour au numéro
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