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Somnolence diurne excessive et maladie de Parkinson (MP) - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.067 
Valérie Cochen De Cock 1, , Sophie Bayard 2, Isabelle Jaussent 3, Mahmoud Charif 2, Magda Grini 2, Huang Yu 4, Régis Lopez 2, Christian Geny 2, Bertrand Carlander 2, Yves Dauvilliers 2
1 Clinique Beau Soleil, Montpellier, France 
2 CHU de Montpellier, Montpellier, France 
3 INSERM 1061, Montpellier, France 
4 Shanghai Huashan Hospital, Shanghai, Chine 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectif

La somnolence diurne excessive est une plainte fréquente au cours de la MP. L’objectif de notre étude est de déterminer la fréquence et les déterminants de la plainte de somnolence et de la somnolence objective au cours de la MP.

Méthodes

Cent trente-quatre patients consécutifs présentant une MP, non sélectionnés pour une plainte de sommeil ont répondu à un questionnaire clinique semi-structuré et ont réalisé un enregistrement polysomnographique suivi d’un test itératif de latence d’endormissement (TILE). Les caractéristiques démographiques, les antécédents médicaux, l’évolution de la MP et sa sévérité, la somnolence diurne excessive, les symptômes de dépression et d’insomnie, les prises médicamenteuses, la douleur, le syndrome des jambes sans repos (SJSR), les troubles du comportement en sommeil paradoxal (TCSP) et les mesures de sommeil ont été collectés. La somnolence subjective était définie par un score d’Epworth (ESS) supérieur à 10 et la somnolence objective par une moyenne d’endormissement au TILE inférieure à 8minutes.

Résultats

Parmi les 134 patients parkinsoniens, 46,3 % rapportaient une somnolence subjective et 13,4 % présentaient une somnolence objective. Il existait une faible corrélation négative entre l’ESS et la latence moyenne d’endormissement au TILE. Un index de masse corporelle élevé était associé à la fois à la somnolence subjective et objective. La douleur était associée à une somnolence subjective et un index d’apnées/hypopnées élevé à une somnolence objective. Nous n’avons retrouvé aucune corrélation entre la somnolence subjective ou objective et l’atteinte motrice, de durée de la maladie, le traitement, la dépression, l’insomnie, le SJSR, les TCSP et les mesures du sommeil de nuit.

Conclusion

Nous avons objectivé une fréquence élevée de la plainte de somnolence chez les patients parkinsoniens sans pouvoir la confirmer par la mesure neurophysiologique standard de référence. Les traitements actuels de la somnolence dans la MP sont limités. L’intérêt de la prise en charge de la douleur et du surpoids en association du traitement des apnées du sommeil reste à démontrer pour améliorer la somnolence au cours de la MP.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 43 - janvier 2015 Retour au numéro
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