S'abonner

Les habitudes de sommeil chez l’enfant : indices de psychopathologie ? - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.078 
Jean-Marc Scholl 1, , Paule Philippe 1, David Magis 2
1 Centre Ressources Autisme, CHU Université de Liège, Liège, Belgique 
2 Département Éducation et formation, Université de Liège, Liège, Belgique 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectif

investiguer chez l’enfant les habitudes d’endormissement en fonction de l’âge et de la présence ou non de psychopathologie(s) pour tester 2 hypothèses :

– l’évolution développementale des habitudes de sommeil est différente et plus lente chez les enfants présentant une psychopathologie par rapport aux enfants « typiques » ;

– les difficultés à l’endormissement sont plus fréquentes chez les enfants présentant une psychopathologie.

Méthodes

Quinze questions simples concernant des habitudes de sommeil ont été posées aux parents de 2 groupes d’enfants âgés de 2,6 à 13ans : 827 enfants « typiques » et 298 enfants « atypiques » suivis dans des consultations psychologiques ambulatoires. Le traitement statistique des données permet une étude développementale qui compare les habitudes de sommeil entre les 2 groupes ainsi que leur évolution en fonction de l’âge de l’enfant dans chaque groupe. Des courbes de percentiles pour chaque réponse nominale (toujours, souvent, parfois, rarement, jamais) ont été calculées en fonction de l’âge et du groupe.

Résultats

Les analyses des réponses aux 15 questions :

– 14 montrent des différences statistiquement significatives entre les 2 groupes (couche-tard/durée d’endormissement/appelle, sort de sa chambre, recherche de la compagnie/s’occupe avec des jeux dans sa chambre avant de dormir/exprime le souhait de s’endormir avec un frère, une sœur, un parent…) ;

– 12 montrent des variations significatives des réponses avec l’âge de l’enfant ;

– pour 5 questions, les résultats montrent que l’effet de l’âge est différent suivant les groupes alors qu’inversement, pour 2 questions, l’effet de l’âge est identique dans les 2 groupes.

Conclusion

Les résultats obtenus valident de façon très significative nos 2 hypothèses :

– l’évolution développementale des habitudes de sommeil est différente et plus lente chez les enfants avec psychopathologie ;

– les difficultés à l’endormissement sont plus fréquentes dans ce même groupe d’enfants.

Nous pouvons en conclure qu’investiguer les habitudes de sommeil chez l’enfant grâce à des questions simples peut fournir des indices de psychopathologie et se révèle d’un très grand intérêt dans la clinique pédopsychiatrique.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 12 - N° 1

P. 47 - janvier 2015 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Sommeil et migraine : l’étude Hypnolaus/Psycholaus
  • José Haba-Rubio, Daniela Andries, Nadia Tobback, Martin Preisig, Enrique Castelao, Mehdi Tafti, Raphaël Heinzer
| Article suivant Article suivant
  • Que peuvent nous apprendre les habitudes de sommeil dans les diagnostics pédopsychiatriques ? Réflexions autour de la clinique
  • Paule Philippe, Jean-Marc Scholl

Déjà abonné à cette revue ?