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Sommeil et transport - Enquête Institut National du Sommeil et de la Vigilance/MGEN - Journée du Sommeil® 2014 - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.087 
Joëlle Adrien 1, , François Beck 2, Marie-Françoise Vecchierini 3, Damien Leger 3
1 Inserm, Paris, France 
2 Institut National de Prévention et d’Éducation pour la Santé (INPES), Paris, France 
3 Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV), Paris, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectif

Suivre l’évolution des habitudes de sommeil des actifs français et interroger la relation entre leur sommeil et les trajets qu’ils effectuent quotidiennement entre leur domicile et leur lieu de travail.

Méthodes

Enquête par Internet administrée du 3 au 12/12/13 auprès d’un échantillon national de 1032 actifs de 18ans et plus constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de régions de résidence et catégorie d’agglomération. Questionnaire élaboré par le conseil scientifique de l’INSV.

Résultats

Les actifs français dorment en moyenne 6h55 en semaine et 8h02 le week-end. En semaine, 36 % dorment moins de 6h et 67 % se réveillent au moins une fois par nuit. Un actif sur 3 effectue au moins une sieste par semaine d’une durée moyenne de 47minutes. Quatre actifs sur 10 déclarent souffrir d’au moins un trouble du sommeil : insomnie (19 %), trouble du rythme veille-sommeil (16 %), syndrome des jambes sans repos (7 %), syndrome d’apnée du sommeil (6 %). Seulement 13 % d’entre eux déclarent être traités. Environ 1 actif sur 5 est victime de somnolence. En moyenne, 18km séparent les Français de leur lieu de travail et une durée de 30minutes pour 2/3 d’entre eux. Pour ces trajets, 77 % des actifs empruntent un véhicule en tant que conducteur, 21 % les transports en commun et 8 % aucun. Dans l’ensemble, 70 % jugent leurs trajets agréables, essentiellement les conducteurs de véhicule et les actifs de province. Lorsqu’ils sont passagers (covoiturage, transport en commun) 39 % s’endorment, en moyenne 23minutes. Sur le trajet du travail, 17 % des conducteurs disent somnoler au volant au mois une fois par mois, 10 % au point de s’arrêter. Neuf pour cent se sont endormis au volant au moins une fois dans l’année et 7 % d’entre eux ont eu un accident mineur, sans dommage matériels ou corporels. Aucun réseau n’est épargné, 40 % des endormissements ont eu lieu sur des grands axes routiers (4 voies, autoroutes), 26 % sur des routes nationales ou départementales, 19 % sur des routes secondaires et 15 % en ville.

Conclusion

Cette enquête met en exergue la privation de sommeil et le risque de somnolence dont sont victimes les actifs français, notamment sur le trajet domicile-travail. Si les usagers des transports en commun récupèrent un peu de sommeil, les actifs au volant somnolents s’exposent à un risque d’accident.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 51 - janvier 2015 Retour au numéro
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