S'abonner

Microstructure du sommeil des grands et des petits rapporteurs de rêve - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.101 
Raphael Vallat, Jean-Baptiste Eichenlaub, Dominique Morlet, Perrine Ruby
 Centre de Recherche en Neuroscience de Lyon, Lyon, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectif

L’objectif de cette étude est de tester le modèle de Koulack et Goodenough (1976) qui propose que les éveils au cours du sommeil favorisent l’encodage du rêve en mémoire à long terme. D’après ce modèle, on s’attend à ce que le temps total d’éveil intra-sommeil soit plus grand chez les grands rapporteurs de rêve (GRR) que chez les petits rapporteurs de rêve (PRR). C’est ce que nous avons trouvé en scorant des nuits de sommeil en laboratoire de plusieurs GRR et PRR (Eichenlaub et al., 2014). Mais quelle est la position de ces éveils au cours du cycle de sommeil ? Les micro-éveils jouent-ils un rôle ? L’objectif de la ré-analyse de ces données est l’étude chez les GRR et PRR :

– de la répartition des éveils ;

– du nombre et de la répartition des micro-éveils au cours du cycle de sommeil.

Méthodes

Les enregistrements polysomnographiques de 18 GRR (fréquence de rapport de rêve [FRR] moyenne, 4,42 matins par semaine avec un rêve) et de 18 PRR (FRR, 0,25) ont été scorés (par RV et PR) selon les critères de l’ASDA 1992 pour identifier les micro-éveils. L’étude de la répartition des éveils a été réalisée à partir d’un scorage automatique (ASEEGA, Physip) et de 2 scorages visuels (PR et JBE) utilisant les règles de Silber (2007) (cf Eichenlaub et al., 2014).

Résultats

Éveils : le temps total d’éveil intra-sommeil est plus long chez les GRR que chez les PRR (p<0,05 pour 2 scorages et p<0,07 pour le dernier). Le nombre d’éveils intra-sommeil a tendance à être plus grand chez les GRR que chez les PRR (p<0,05 pour un scorage et p<0,08 pour les 2 autres). La durée moyenne des éveils est plus longue chez les GRR que chez les PRR (p<0,05 pour 2 scorages et NS pour le dernier). Le pourcentage des pages d’éveils par stade est attendu et la différence d’éveil entre GRR et PRR n’est pas significativement accentuée dans un stade de sommeil. Transitions : le nombre de transitions de stade n’est pas différent entre les deux groupes. Spindles : pas de différence entre groupe sur le nombre total de spindles. Micro-éveils : en cours d’analyse.

Conclusion

Le nombre et la durée des éveils semblent jouer un rôle important dans la mémorisation des rêves, plus que leurs positions au cours du cycle de sommeil.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 12 - N° 1

P. 56 - janvier 2015 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Travail de nuit et accidentologie : réflexions à propos des accidents du travail chez le personnel de santé de nuit
  • Haifa Aroui, Olfa Elmaalel, Imane Kacem, Aicha Brahem, Maher Maoua, Houda Kalboussi, Souhaiel Chatti, Faten Debbabi, Najib Mrizak
| Article suivant Article suivant
  • La conférence expérimentale sommeil et travail à horaires atypiques : une mise en situation inédite de 5 h à 13 h
  • Eric Mullens, Marc Delanoe, Didier Gourc, Ludivine Leseux

Déjà abonné à cette revue ?