Temps nécessaire à la récupération après une privation partielle chronique de sommeil chez des marins effectuant des quarts - 19/03/15
, Emna Bouazizi 2, Marie-Françoise Mateo 3, Daniel D’Amore 4, Arnaud Rabat 5, Jean-Marc Ginoux 6| pages | 2 |
| Iconographies | 0 |
| Vidéos | 0 |
| Autres | 0 |
Résumé |
Objectif |
La privation partielle chronique de sommeil de marins effectuant des quarts sur les navires de guerre a pour conséquence d’augmenter la fragmentation de leur sommeil et d’induire une somnolence diurne importante. Ces effets accroissent le risque d’accidents et d’erreurs pouvant être fatales. Aussi, la connaissance du temps nécessaire à la récupération d’une privation partielle chronique de sommeil due à l’activité de veille peut se révéler d’une grande importance. Le but de ce travail est donc de fournir une évaluation de ce temps de récupération.
Méthodes |
Trente-deux sujets sains (marins sur les navires de guerre : 8 femmes et 24 hommes) âgés de 19 à 50ans ont subi la même privation partielle chronique de sommeil due à l’activité de veille. Une polysomnographie (PSG) de référence ainsi que des tests itératifs de latence d’endormissement (TILE) ont été effectués pour tous les sujets avant le départ en mer. Du fait de la capacité d’accueil du laboratoire de sommeil, la PSG et les TILE ont été effectués, au retour de mer, avec un certain retard par rapport à la date de retour des navires sur une période d’enregistrement comprise entre zéro et sept jours.
Résultats |
Le diagnostic de fragmentation du sommeil réalisé par les praticiens hospitaliers confirme que le sommeil des marins est beaucoup plus fragmenté au retour de mer par rapport à la nuit de référence. La comparaison des différents critères de PSG, des TILE et des indicateurs de fragmentation (indice de fragmentation du sommeil, indice de diversité de sommeil et latence d’endormissement en stade N1) permet de montrer que le temps nécessaire à la récupération de la privation partielle chronique de sommeil est de trois pour l’architecture du sommeil et cinq jours pour la fragmentation.
Conclusion |
Ces résultats qui sont à mettre en parallèle d’une évaluation des performances cognitives pourraient permettre d’introduire une période de repos minimal lors des missions en mer augmentant ainsi la vigilance et la capacité de réaction des marins.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 12 - N° 1
P. 57-58 - janvier 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.
Déjà abonné à cette revue ?


