S'abonner

Altérations du sommeil en réanimation chirurgicale après chirurgie cardiothoracique - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.107 
Aurélie Girault 1, Anthony Lamy 1, Solène Quentin 2, Myriam Untersteller 1, Nathalie Laidet 1, Pierre Corbi 3, Jean-Claude Meurice 4, Joël Paquereau 2, Bertrand Debaene 1, Xavier Drouot 2,
1 Service de Réanimation Cardiothoracique, CHU de Poitiers, Poitiers, France 
2 Service de Neurophysiologie Clinique, CHU de Poitiers, Poitiers, France 
3 Service de chirurgie Cardiothoracique, CHU de Poitiers, Poitiers, France 
4 Service de pneumologie, CHU de Poitiers, Poitiers, France 

Auteur correspondant.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

pages 2
Iconographies 0
Vidéos 0
Autres 0

Résumé

Objectif

Les facteurs perturbant le sommeil des patients de réanimation chirurgicale sont mal connus. Plusieurs équipes ont suggéré que la privation de sommeil pouvait favoriser la survenue de troubles neuro-comportementaux (TNC) postopératoires. Nous avons cherché à identifier :

– les facteurs qui nuisaient au sommeil des patients ;

– le jour de survenue préférentiel de TNC pendant la période postopératoire.

Méthodes

(1) Nous avons interrogé des patients consécutifs hospitalisés en réanimation après une chirurgie cardiaque avec circulation extracorporelle. L’interrogatoire comprenait une liste de perturbations établies d’après la littérature avec ajouts d’items suggérés par les patients et l’équipe. Les patients ont été interrogés à j5 postopératoire, soit 3jours après avoir quitté le service de réanimation. (2) La présence TNC a été recherchée chez ces mêmes patients en utilisant une version française de l’Intensive Care Delirium Screening Checklist. Cette échelle a été remplie quotidiennement de j0 à j7 postopératoire. La présence d’hallucinations a été particulièrement scrutée.

Résultats

Sur 15jours, 17 patients ont été interrogés et examinés (âge moyen 70ans). Les facteurs les plus gênants pour le sommeil étaient : la température (41 %), la douleur (23 %), la position (17 %), l’anxiété de l’intervention (11 %), l’anxiété des hallucinations (11 %), la soif (11 %), le bruit des autres patients (11 %). Les alarmes et la lumière étaient peu perturbateurs (<10 %) ; 2,59 % des patients ont présenté des TNC. La prévalence des TNC était de 5 % à j1, 22 % à j2, 44 % à j3, 33 % à j4, 16 % à j5 et 5 % à j6 et j7.

Conclusion

(1) Les perturbateurs du sommeil en réanimation cardiothoracique sont différents de ceux signalés en réanimation médicale. (2) La survenue des TNC et des hallucinations est maximale à j3 ce qui suggère que ces TNC pourraient être du à un rebond de sommeil, notamment de sommeil paradoxal. Ces résultats nous conduisent à envisager une étude polysomnographique.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 12 - N° 1

P. 58-59 - janvier 2015 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Régulation homéostasique du sommeil paradoxal chez la souris narcoleptique
  • Alexis Roman, Soraya Meftah, Claire Terrier, Sébastien Arthaud, Pierre-Hervé Luppi, Christelle Peyron
| Article suivant Article suivant
  • Trouble bipolaire de l’humeur : effet des sels de lithium sur les rythmes circadiens
  • Chloé Benizri, Bruno Etain, Pierre-Alexis Geoffroy, Carole Boudebesse, Frank Bellivier

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.

Déjà abonné à cette revue ?