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Régulation homéostasique du sommeil paradoxal chez la souris narcoleptique - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.106 
Alexis Roman , Soraya Meftah, Claire Terrier, Sébastien Arthaud, Pierre-Hervé Luppi, Christelle Peyron
 Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon (CRNL), Lyon, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectif

Certains symptômes de la narcolepsie comme la cataplexie ou la paralysie du sommeil sont considérés comme des états dissociés du SP, suggérant une dérégulation du SP. Vu et al. (2009) ont montré, chez 6 patients narcoleptiques, qu’il est plus difficile de priver de SP les patients que les témoins. Aucune étude de ce type n’a été réalisée chez la souris narcoleptique. L’objectif de notre étude est donc d’étudier la régulation homéostasique du SP chez la souris narcoleptique hypocrétine KO.

Méthodes

Des souris sauvages (WT) et KO ont été privées spécifiquement de SP par la méthode « piscine » durant 48h. Après privation, les souris sont replacées dans leur baril d’enregistrement pendant 24h. Nous étudions ainsi leur capacité à récupérer leur dette de SP. Dans une deuxième expérience, des souris WT et KO ont été privées de SP durant 48h à l’aide de notre nouvelle méthode de privation automatique. Lorsqu’un épisode de SP est détecté, un signal TTL envoyé par l’ordinateur secoue le fond de la cage et ainsi réveille la souris. Le nombre de stimulation correspond au nombre de tentatives d’entrée en SP. C’est un bon marqueur de la pression de SP.

Résultats

Après privation piscine, les souris KO font un rebond de SP similaire à celui des souris WT suggérant une régulation homéostasique du SP intacte. Cependant, ce rebond est plus précoce chez les KO (20±4,2min) que chez les WT (113±5,6min). En utilisant la méthode de privation de SP automatique, nous avons pu observé que le nombre de stimulation est plus important chez les souris KO (782,3±60,7) que chez les WT (367,6±42,0), révélant une pression de SP accrue chez les souris KO. De plus, les souris WT ont une pression de SP plus élevée durant la phase éclairée que pendant la phase obscure conformément à la distribution circadienne du SP. En revanche, les souris KO ont une pression de SP s’accumulant de façon similaire dans les deux phases.

Conclusion

Nos données suggèrent qu’une pression de SP accrue chez les souris KO serait à l’origine de du rebond précoce de SP et qu’il y aurait un défaut d’inhibition du SP chez les souris narcoleptiques.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 58 - janvier 2015 Retour au numéro
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