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Étude thérapeutique randomisée et contrôlée par stimulation des voies aériennes supérieures dans le syndrome d’apnées obstructives du sommeil - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.124 
P. Philip 1, , F. Chabolle 2, P.-J. Monteyrol 3, M. Blumen 2
1 USR CNRS 3413 SANPSY (Sommeil, Attention et NeuroPSYchiatrie), université de Bordeaux, Bordeaux, France 
2 Service d’ORL et de chirurgie cervico-faciale, hôpital Foch, Suresnes, France 
3 Clinique du sommeil, CHU Pellegrin, Bordeaux, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectif

Une étude de cohorte (essai STAR) a démontré que la stimulation des voies aériennes supérieures diminue la sévérité du syndrome d’apnées du sommeil (SAOS). Cependant, aucune donnée n’existe sur le maintien de ce bénéfice après arrêt des stimulations. Cette étude vise à examiner l’effet d’une semaine d’arrêt des stimulations sur la sévérité du SAOS et la qualité de vie.

Méthodes

Quarante-six patients consécutifs « répondeurs », issus d’une étude prospective de phase III dans laquelle 126 sujets avaient été implantés et suivis, ont été randomisés : soit dans le groupe « maintien des stimulations » (ON), soit dans le groupe « arrêt des stimulations » (OFF) pour une durée minimum d’une semaine. L’AHI, ODI et la qualité de vie en lien avec le sommeil (échelle de somnolence d’Epworth, résultats fonctionnels du questionnaire du sommeil) ont été mesurés à 12 et 18 mois.

Résultats

De 12 mois à l’évaluation randomisée à 13 mois, l’AHI reste inchangé dans le groupe ON (1,7±6,4 évén./h) alors qu’il augmente significativement dans le groupe OFF (18,2±15,6 évén./h, p<0,001), de même pour les scores ODI, FOSQ, ESS, ronflement, saturation en oxygène et micro-éveils. À 18 mois, les mesures chez les 2 groupes stimulés sont identiques à celles à 12 mois.

Conclusion

L’arrêt thérapeutique temporaire de la stimulation des voies aériennes supérieures altère les mesures objectives et subjectives du sommeil. Cette étude démontre que l’amélioration du SAOS et de la qualité de vie est directement attribuable aux stimulations électriques du nerf hypoglosse.

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© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 7-8 - janvier 2015 Retour au numéro
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