Troubles respiratoires du sommeil du sujet âgé et leucoaraiose : résultat transversal de la cohorte PROOF SYNAPSE - 19/03/15
Résumé |
Objectif |
Les troubles respiratoires du sommeil (TRS) représentent un facteur de risque indépendant des pathologies cérébrovasculaires comme de la leucoaraiose (LA) chez les sujets d’âge moyen. Jusqu’à ce jour, il n’existe aucune étude validant cette hypothèse chez le sujet âgé. Nous avons évalué l’impact des TRS non reconnus sur la LA globale et régionale dans une cohorte de sujets âgés en bonne santé.
Méthodes |
Sept cent quarante-cinq participants âgés de 68±1an à l’inclusion ont été examinés. Tous les sujets ont subi une IRM cérébrale et les facteurs de risque cardiovasculaires, dont le tabagisme, le diabète de type 2 et l’hypertension ont été examinés. Un index d’apnées+hypopnées (IAH)>15 a été considéré comme pathologique et la charge hypoxique a été évaluée selon la SaO2 minimum et moyenne, l’index de désaturation de l’oxyhémoglobine (IDO) et le temps passé à SaO2<90 %. La fragmentation autonomique pendant le sommeil a été évaluée selon la méthode du temps de transit du pouls permettant le calcul d’un indice des éveils autonome (AAI).
Résultats |
La prévalence et la gravité de la LA (ARWMC global score) étaient faibles dans cette population en bonne santé. Nous n’avons retrouvé aucune corrélation significative entre la sévérité de la LA « globale » et la sévérité du TRS. Concernant l’évaluation régionale de la LA et après ajustement pour les facteurs confondants (pression artérielle ambulatoire, obésité, sexe et présence d’un diabète), une relation significative et indépendante entre la gravité de la LA et l’AAI a été observée dans la région frontale droite (p<0,02). Une relation indépendante a également été retrouvée entre la sévérité de la LA dans le territoire sous-tentorielle gauche et le temps de la SaO2 passé en dessous de 90 % (p<0,01).
Conclusion |
La prévalence et la gravité des périventriculaires LA chez nos sujets âgés en bonne santé apparente semblent plus liées à l’hypertension artérielle [1] qu’aux TRS. Cependant, l’augmentation de la charge hypoxémique et une fragmentation autonomique du sommeil peuvent avoir un impact délétère sur des topographies spécifiques de substance blanche du cérébrale. Une étude longitudinale est maintenant proposée.
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Vol 12 - N° 1
P. 9 - janvier 2015 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?



