Traitement des troubles respiratoires du sommeil de l’enfant et de l’adolescent obèse : peut-on éviter la PPC ? - 19/03/15
Résumé |
Objectif |
Évaluation de la prévalence des troubles respiratoires du sommeil (TRS) de l’enfant et adolescent obèses, son suivi au cours d’un programme de prise en charge de l’obésité.
Méthodes |
Étude rétrospective d’une cohorte d’enfants et adolescents obèses (Z-score d’IMC>2) avec une prise en charge pluri-disciplinaire de 10 mois en ambulatoire de l’obésité, et suivi lors de 2 enregistrements interprétables espacés de 6 à 10 mois. Détection d’un TRS par examen clinique (Epworth adapté à l’enfant), enregistrement polygraphique, capnographie transcutanée. Critères retenus comme pathologiques : ESEA>10, IAOH>1, PtcCO2 moyenne>45mmHg.
Résultats |
Quatre cents enfants ont été inclus (11/2007–8/2014). Le poids moyen est de 71,7±19,1kg, le Z-score d’IMC est à 3,92±0,99kg/m2. La prévalence des troubles respiratoires du sommeil dans la cohorte est de 45 % : 7,5 % ont un ESEA>10, 45 % ont un IAOH>1 (dont 24 %>5), 5 % ont une PtcCO2 moyenne>45mmHg. Treize ont un IAOH>20 et sont opérés ou ont une mise en place de CPAP. Quatre-vingt-six enfants ont été retenus pour l’étude du suivi : 29 garçons, 57 filles, âge moyen de 12,25±2,16ans. Parmi eux : 62 ont une baisse de leur Z-score d’IMC (de 3,93±0,8 à 3,56±0,8kg/m2) avec une baisse significative de leur IAOH (de 2,87±2,536 à 1,75±2,069 ; p<0,005) ; 45 ont initialement un SAOS léger ou modéré : l’IAOH diminue au 2e enregistrement de 2,56±0,92 à 1,77±2,5 (p<0,05) ; 15 ont un SAOS sévère et l’IAOH diminue en moyenne de 6,99±1,9 à 2,27±2,07 (p<0,0001).
Conclusion |
En cas d’obésité, un TRS est fréquent et doit être recherché. La prise en charge multidisciplinaire de l’obésité, avec objectif la baisse du Z-score d’IMC, permet une amélioration significative de ces troubles du sommeil et d’éviter le traitement par PPC pour tous les patients ayant un IAOH initial<10,6. Cependant, 10 % des enfants ont une augmentation pathologique de leur IAOH, non corrélé à la modification du poids, ayant nécessité une prise en charge ORL et/ou orthodontique. D’autres critères mériteraient d’être tracés pour comprendre l’interrelation obésité troubles du sommeil : activité physique, hygiène de vie (horaires de sommeil, conditions d’endormissement…), intégration sociale…
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Vol 12 - N° 1
P. 9 - janvier 2015 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?



