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Symptômes dépressifs avant et après traitement prolongé par PPC pour SAHOS - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.129 
F. Gagnadoux 1, , M. Le Vaillant 2, F. Goupil 3, T. Pigeanne 4, S. Chollet 5, P. Masson 6, A. Bizieux-Thaminy 7, M.-P. Humeau 8, N. Meslier 1
1 CHU, Angers, France 
2 CERMES, Villejuif, France 
3 CHG, Le Mans, France 
4 Pôle santé des Olonnes, Les Sables d’Olonne, France 
5 CHU, Nantes, France 
6 CHG, Cholet, France 
7 CHG, La Roche-sur-Yon, France 
8 Nouvelles cliniques nantaises, Nantes, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectif

L’évolution des symptômes dépressifs sous traitement prolongé du SAHOS par PPC est mal connue. Nous avons étudié au sein de la cohorte multicentrique des Pays de Loire la prévalence et les facteurs prédictifs d’un syndrome dépressif persistant sous PPC.

Méthodes

L’étude a inclus 300 patients traités par PPC depuis au moins 1 an pour un SAHOS associé au moment du diagnostic à un syndrome dépressif défini par un score QD2A de Pichot7. Le critère principale de jugement était l’évolution du score QD2A de Pichot après au moins 1 an de traitement par PPC.

Résultats

Après en moyenne 529 (365 à 1569) jours de traitement par PPC, le score QD2A avait baissé de 9,2±2,0 à 5,4±4,0 (p<0,0001). Cependant, 125 (41,7 %) patients conservaient un syndrome dépressif avec QD2A de Pichot ≥ 7. En analyse multivariée, la persistance de symptômes dépressifs était associée de façon indépendante à la persistance d’une somnolence diurne excessive (OR 2,72 ; [IC95 %] 1,33 à 5,61), à la présence de comorbidités cardiovasculaires (OR 1,76 ; 1,02 à 3,00), et au sexe féminin (OR 1,53 ; 1,09 à 2,13). Une corrélation négative était observée entre la baisse du score de somnolence d’Epworth (SSE) sous PPC et le risque de syndrome dépressif persistant (p<0,0001). Les symptômes dépressifs persistaient chez 29,9 % des patients avec une baisse du SSE>7 points sous PPC vs 56,5 % des patients avec <1 point de baisse SSE.

Conclusion

La PPC ne corrige pas les symptômes dépressifs chez près de 42 % des patients SAHOS chez qui une prise en charge spécifique s’impose. Il existe une relation forte entre la persistance de symptômes dépressifs et la somnolence résiduelle sous PPC.

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© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 9-10 - janvier 2015 Retour au numéro
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