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Profil étiologique du syndrome cave supérieure - 21/12/15

Doi : 10.1016/j.rmr.2015.10.130 
M. Berny , N. Zaghba, H. Benjelloune, N. Yassine
 Service des maladies respiratoires, Casablanca, Maroc 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Le syndrome cave supérieure est la conséquence de l’interruption partielle ou totale du retour veineux cave supérieure. Les étiologies sont très variées, malignes ou bénigne. Les étiologies malignes sont dominées par le carcinome bronchogénique.

Méthodes

Nous en rapportons 117 cas que nous avons colligés au service des maladies respiratoires de 2000 à 2015.

Résultats

La moyenne d’âge est de 52ans avec une nette prédominance masculine. Le tabagisme actif est retrouvé dans 82 % des cas, la dysphagie dans 11 % des cas et la dysphonie dans 9,5 % des cas. La radiographie thoracique montre un élargissement médiastinal dans 56,2 % des cas et une atteinte parenchymateuse dans 14,7 % des cas. La TDM thoracique retrouve des adénopathies médiastinales dans 32 % des cas, un processus médiastino-pulmonaire et un processus médiastinal dans 27 % des cas chacun, un processus tumoral dans 43 % des cas et une thrombose de la veine cave supérieure isolée dans 6 % des cas. Le diagnostic est posé par biopsie bronchique dans 37 %, par ponction biopsie transpariétale dans 17,3 %, par biopsie sous médiastinoscopie dans 9,8 % des cas, par biopsie ganglionnaire dans 9,4 % des cas et par ponction biopsie pleurale dans 6,2 % des cas. Le carcinome bronchogénique est noté dans 53 % des cas, l’hémopathie maligne dans 23 % des cas, le carcinome thymique et la maladie de Behçet dans 3,4 % des cas, un cancer de l’œsophage dans 1,7 % des cas et dans 18,9 % des cas l’étiologie n’a pas pu être confirmée. Associé au traitement étiologique, le traitement a été basé sur une corticothérapie dans 89 % des cas et les anticoagulants dans 18,5 % des cas. L’évolution était favorable dans 24,3 % des cas. Nous déplorons le décès chez 34,18 % des cas. Quarante-deux pour cent des patients ont été perdus de vue. Nous concluons que le syndrome cave supérieure relève de plusieurs étiologies, l’origine maligne est la plus fréquente.

Conclusion

Étiologies très variées ; fréquence des étiologies malignes ; pronostic mauvais ; prise en charge thérapeutique délicate.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 33 - N° S

P. A94 - janvier 2016 Retour au numéro
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