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Injections intra-détrusoriennes de toxine botulique chez l’enfant spina bifida : résultats d’une étude multicentrique - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.066 
J. Hascoet 1, , V. Forin 2, M. Baron 3, G. Capon 4, T. Prudhomme 5, C. Allenet 4, S. Tournier 2, C. Maurin 6, O. Bouali 5, M. Peycelon 2, B. Fremond 1, M. Renaux-petel 3, A. Manunta 7, A. Liard 3, G. Karsenty 6, A. Arnaud 1, X. Game 5, B. Peyronnet 7
1 Hôpital Sud, CHU de Rennes, Rennes, France 
2 Hôpital Trousseau, Paris, France 
3 CHU de Rouen, Rouen, France 
4 Hôpital des enfants CHU de Bordeaux, Bordeaux, France 
5 CHU de Toulouse, Toulouse, France 
6 AP–HM, Marseille, France 
7 Pontchaillou CHU de Rennes, Rennes, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectifs

Le spina bifida est la première cause de neurovessie congénitale. Les injections intra-détrusoriennes de toxine botulique (IDBTX) sont devenues le traitement de référence de l’hyperactivité détrusorienne neurogène résistante aux anticholinergiques chez l’adulte. Cependant, il existe très peu de données sur les résultats des IDBTX chez l’enfant spina bifida. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats des IDBTX chez l’enfant spina bifida.

Méthodes

Tous les patients spina bifida ayant eu au moins une IDBTX entre 2002 et 2016 dans 14 centres francophones ont été inclus dans une étude rétrospective. Les patients âgés de plus de 16ans ont été exclus pour ne garder qu’une population pédiatrique. Le critère de jugement principal était le succès de l’injection défini comme une disparition des urgenturies, de l’incontinence urinaire et de l’hyperactivité détrusorienne et un nombre d’autosondages<8/jour. Les facteurs prédictifs de succès ont été recherchés en analyse univariée.

Résultats

Cinquante-trois patients ont été inclus pour un nombre total de 133 injections (1–8/patient). Les caractéristiques des patients sont résumées dans le Tableau 1. Le taux de succès global de la première injection était de 62 % avec une résolution de l’incontinence urinaire chez 66 %. Trente-trois patients (62 %) ont reçu une deuxième injection et la durée médiane entre la première et la deuxième injection était 9 de mois. Le taux de succès était similaire qu’il y ait ou non un trouble de la compliance (64 % vs. 61 % ; p=0,85) et qu’il s’agisse d’un dysraphisme ouvert ou fermé (60,9 % vs. 63 % ; p=0,88). L’âge n’avait pas non plus d’impact sur l’efficacité (OR=1,4 ; p=0,76). Il n’y avait pas de facteur prédictif du succès. Il y a eu 4 complications (3 %).

Conclusion

Les IDBTX constituent un traitement efficace chez les enfants spina bifida quel que soit le type de dysraphisme (ouvert/fermé). Contrairement à ce qui a été observé chez l’adulte, l’efficacité est similaire sur les troubles de la compliance et sur l’hyperactivité détrusorienne. L’âge de début des injections n’avait pas d’impact sur l’efficacité.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 700-701 - novembre 2016 Retour au numéro
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