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Nomogramme prédictif de réponse ou de résistance dans les carcinomes à cellules claires du rein métastatiques traités par sunitinib en première ligne - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.099 
S. Kammerer-Jacquet 1, , F. Duagy 2, A. Brunot 3, J. Dagher 1, B. Peyronnet 4, R. Mathieu 4, G. Verhoest 4, B. Laguerre 3, F. Dupuis 5, M. Yacoub 5, A. Ravaud 6, J. Bernard 7, A. Lespagnol 8, J. Mosser 8, M. Belaud-Rotureau 2, K. Bensalah 4, N. Rioux-Leclercq 1
1 Service d’anatomie pathologique, CHU Pontchaillou, Rennes, France 
2 Service de cytogénétique, CHU Pontchaillou, Rennes, France 
3 Service d’oncologie médicale, CRLCC Eugène-Marquis, Rennes, France 
4 Service d’urologie, CHU Pontchaillou, Rennes, France 
5 Service d’anatomie pathologique, CHU Pellegrin, Bordeaux, France 
6 Service d’oncologie médicale, CHU Saint-André, Bordeaux, France 
7 Service d’urologie, CHU Pellegrin, Bordeaux, France 
8 Service de génétique somatique des cancers, CHU Pontchaillou, Rennes, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

Le carcinome à cellules claires (ccRCC) est une tumeur agressive puisque 50 % des patients sont métastatiques d’emblée ou le deviendront. Le traitement antiangiogénique de première ligne le plus utilisé est le sunitinib. La réponse est hétérogène avec 30 % de patients résistants primaires et 20 % de patients répondant plus de 18mois. L’objectif de cette étude est d’identifier des facteurs prédictifs de réponse basés sur la survie.

Méthodes

Soixante-treize patients présentant un ccRCC métastatiques traités par sunitinib en première ligne ont été rétrospectivement inclus dans notre étude. Une relecture histologique, des techniques d’immuno-histochimie, de biologie moléculaire (statut VHL : mutation et méthylation du promoteur) et une analyse chromosomique sur puces à ADN étaient réalisées. Des analyses de Cox univariée et multivariée étaient réalisées tenant compte de la survie sans progression (SSP) et de la survie globale (SG).

Résultats

Plusieurs facteurs étaient associés à la SSP (score de Heng, métastase hépatique, infiltration de la graisse hilaire, gains du 3q, 8q, 11q, 12q, 17q et Xq et pertes du 2q,9q, 11q et 20q) et à la SG (score de Heng, métastase hépatique, infiltration de la graisse hilaire, gains 8q, 11q et 17q et perte du 11q). Parmi ces facteurs, le score de Heng, les métastase hépatique, l’infiltration de la graisse hilaire et le gain du 8q étaient indépendamment associé à un mauvais pronostic. Le nomogramme construit à partir de ces 4 covariables avait un c-index de 0,74 en SSP et de 0,77 en SG. La présence d’au moins 2 de ces facteurs était retrouvée chez 70 % des patients résistants primaires (SSP<3 mois) et chez 10 % des répondeurs à long terme (SSP>18 mois).

Conclusion

Il s’agit de la première étude, dans cette indication, intégrant des données de cytogénétique. Le nomogramme proposé, s’il est validé, pourrait être utilisé afin de permettre des ajustements thérapeutiques avec l’avènement de l’immunothérapie ciblée.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 716 - novembre 2016 Retour au numéro
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  • Thérapies ciblées dans le cancer du rein : identification des voies/marqueurs de résistance
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