Peut-on éviter l’entérocystoplastie d’agrandissement en cas d’échec d’une première injection intra-détrusorienne de toxine botulique chez un patient spina bifida ? - 28/10/16
, G. Amarenco 2, M. De seze 3, B. Schurch 4, A. Even 5, G. Capon 6, M. Baron 7, J. Hascoet 1, E. Castel-lacanal 8, C. Lenormand 9, X. Biardeau 10, C. Maurin 11, L. Monleon 12, F. Marcelli 10, M. Perrouin-verbe 9, C. Allenet 6, J. Cornu 7, P. Mouracade 13, J. Boutin 12, C. Saussine 13, P. Grise 7, L. Lenormand 9, J. Kerdraon 14, E. Chartier-kastler 15, G. Karsenty 11, P. Denys 5, A. Manunta 1, X. Gamé 8| pages | 2 |
| Iconographies | 0 |
| Vidéos | 0 |
| Autres | 0 |
Résumé |
Objectifs |
Il n’existe à ce jour aucune donnée sur la prise en charge de l’échec d’une première injection intra-détrusorienne de toxine botulique chez les patients spina bifida. L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats des réinjections et de comparer l’efficacité des différentes stratégies de réinjection chez les patients spina bifida en échec d’une première injection de toxine botulique.
Méthodes |
Tous les patients spina bifida ayant eu au moins une injection intra-détrusorienne de toxine botulique (IDBTX) entre 2002 et 2016 dans 14 centres francophones ont été inclus dans une étude rétrospective. Seul les patients avec un échec de la première injection ont été inclus dans cette étude. L’échec était défini comme la persistance soit des urgenturies, soit de l’incontinence urinaire, soit de l’hyperactivité détrusorienne. La stratégie de prise en charge variait en fonction des centres : réinjection de la même toxine à la même dose, réinjection de la même toxine à un dosage plus élevé, changement de toxine (« switch ») ou entérocystoplastie d’agrandissement.
Résultats |
Parmi une cohorte de 125 patients, 40 patients en échec d’une première injection intra-détrusorienne ont été inclus (32 %). Les injections sont restées inefficaces chez 63 % des patients malgré une à quatre réinjections, et deux autres patients ont eu une efficacité pendant quelques injections avant d’échapper : 70,4 % ont ainsi finalement eu une entérocystoplastie d’agrandissement. Ainsi 48,1 % des patients ont eu des injections efficaces à un moment de leur prise en charge, 40,7 % avaient des injections toujours efficaces à la fin de la période d’étude, dont 3 chez qui l’efficacité n’était que partielle (efficacité clinique mais pas urodynamique), soit seulement 25,9 % des patients avec une efficacité satisfaisante et durable. Aucun patient ayant été en échec des 3 premières injections n’a finalement répondu.
Conclusion |
Les stratégies de « manipulation toxinique » et de réinjections semblent peu efficaces chez les patients spina bifida en échec d’une première injection de toxine botulique ne permettant d’obtenir un résultat satisfaisant que chez 25,9 % d’entre eux ce qui pourrait plaider pour un recours plus rapide à l’entérocystoplastie d’agrandissement chez ces patients.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 26 - N° 13
P. 722-723 - novembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.
Déjà abonné à cette revue ?


