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Efficacité au long terme de la toxine botulique chez les patients suivis pour une vessie neurologique dans le cadre d’une sclérose en plaque : étude rétrospective - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.115 
B. Gabay 1, , A. Ruffion 2, M. Scheiber nogueira 2
1 Hospices civils de Lyon, Lyon, France 
2 Centre hospitalier Lyon Sud, Lyon, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

La toxine botulique (TB) est un des traitements de l’hyperactivité détrusorienne réfractaire aux traitements anticholinergiques (HDR) pour les patients atteints de SEP. L’AMM pour les HDR est actuellement à 200 UI. Pendant des années, les injections étaient débutées à 300 UI. L’objectif de cette étude est de comparer l’efficacité à long terme des injections de TB, entre les primo injection à 200 UI et 300 UI.

Méthodes

Étude monocentrique rétrospective de l’ensemble des patients atteints de SEP ayant eu une injection de toxine botulique A pour HDR de 2005 à 2015 dans le service. L’ensemble des caractéristiques des patients a été étudié. Le critère de jugement principal est la durée de vie moyenne avec un traitement efficace à dosage constant, évalué sur l’incontinence urinaire et la survenue d’infections urinaires.

Résultats

Quatre vingt un patients ont été inclus dans l’étude. L’âge moyen était de 51,7ans (25–79), 73 % étaient des femmes (59) et 27 % des hommes (22). Quarante-quatre patients ont reçu en première intention du BOTOX 200, 37 du BOTOX 300. La durée de vie moyenne avec un traitement efficace à dose constante, dans le groupe 200 UI était de 14, 9 mois contre 31,8 mois pour le groupe 300 UI Le taux d’échappement pour le groupe 200 UI était de 11, 3 % (5), 3 pour une évolution de la maladie empêchant les auto-sondage et 2 pour cause d’inefficacité de la TB. Dans le groupe 300 UI, le taux était à 29,7 % (11) ; 8 pour inefficacité du traitement et 3 pour évolution de la maladie.

Conclusion

La TB dans les troubles mictionnels néurogène des patients SEP est efficace dès la première injection. L’AMM impose aujourd’hui une primo injection à 200 UI, La comparaison avec une primo-injection à 300UI paraît intéressante pour l’étude de l’échappement à la TB, et l’analyse de l’impact de l’évolutivité de la maladie aggravant le handicap et amenant à un échec thérapeutique.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 724 - novembre 2016 Retour au numéro
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