Prostatectomie totale de rattrapage après échec de traitement local pour cancer de prostate : morbidité, résultats oncologiques et fonctionnels - 28/10/16
Résumé |
Objectifs |
La prostatectomie totale (PT) de rattrapage après échec de traitement local du cancer de la prostate est une intervention peu réalisée compte tenu d’indications rares et de complications importantes. Des études récentes montrent une diminution des complications liées à cette technique. L’objectif de ce travail était de rapporter l’expérience d’un centre de référence concernant la PT de rattrapage.
Méthodes |
Étude rétrospective incluant 24 patients, avec un âge médian de 58,5ans (IQR : 55–60), traités par PT de rattrapage après radiothérapie ou traitement thermo-ablatif entre 2005 et 2015. La récidive locale était suspectée devant une élévation du PSA>nadir+2ng/mL et confirmée par le couple IRM-biopsies. La morbidité périopératoire selon la classification de Dindo-Clavien, les résultats carcinologiques (marges chirurgicales, récidive biologique ou clinique) et fonctionnels (continence urinaire et dysfonction érectile) ont été analysés. La durée de suivi médiane était de 20 mois (IQR : 10–51).
Résultats |
Le traitement local était une radiothérapie dans 10 cas, une curiethérapie dans 7 cas et un traitement thermo-ablatif par ultrasons focalisés dans 7 cas. Les interventions étaient réalisées par laparotomie (50 %) ou cœlioscopie robot-assistée (50 %). Six patients (25 %) présentaient une complication postopératoire de grade≤IIIa. Aucune complication de grade≥IIIb n’était rapportée. Cinq patients (21 %) présentaient une sténose urèthro-vésicale après un délai>3mois. Les marges chirurgicales étaient positives dans 46 %. Quatre patients avaient un PSA postopératoire>0,2ng/mL dont 3 avaient une marge chirurgicale positive. Six patients présentaient une récidive biologique survenant après un délai médian de 21 mois (10–62). Soixante-six pour cent de ces patients présentaient une progression clinique avec délai médian de 37 mois (19–113). Une incontinence urinaire sévère est survenue dans 28 %.
Conclusion |
La PT de rattrapage est une procédure faisable permettant un contrôle local satisfaisant avec une morbidité acceptable. Cette technique doit faire partie des options de traitement à proposer après récidive locale.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 26 - N° 13
P. 727 - novembre 2016 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?



