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Troubles anxiodépressifs et dysfonction érectile chez les patients hémodialysés chroniques - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.182 
N. Ati 1, , Z. Elati 2, B. Ben khelifa 1, W. Zakhama 3, A. Mnasser 3, M. Binous 3
1 Service d’urologie, hôpital Ibn Eljazzar, Kairouan, Tunisie 
2 Service de néphrologie, hôpital Taher Sfar, Mahdia, Tunisie 
3 Service d’urologie, hôpital Taher Sfar, Mahdia, Tunisie 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

La dysfonction érectile est l’incapacité persistante ou répétée d’obtenir et/ou de maintenir une érection suffisante pour permettre une activité sexuelle satisfaisante. Sa prévalence est élevée en cas d’insuffisance rénale chronique et ses causes sont multiples associant des causes organiques et d’autres psychologiques. Le but de l’étude est d’étudier la qualité de vie sexuelle ainsi que le profil psychologique des hommes hémodialysés.

Méthodes

Il s’agissait d’une étude prospective à visée descriptive portant sur 55 hémodialysés chroniques de sexe masculin. Un interrogatoire a été mené afin de découvrir les troubles de la sexualité ainsi que le profil psychologique. L’étude de la fonction érectile chez les patients s’est basée sur le score IIEF5 (International Index of Erctile Function Questionnaire) alors que le profil psychologique est évalué par le score HADS (Hospital Anxiety and Depression Scale).

Résultats

L’âge médian était de 48,2±11,9ans. Les troubles de l’érection étaient présents chez 76,4 % des hémodialysés. Le degré de la dysfonction érectile se répartissait comme suit : sévère dans 29,1 %, modéré dans 12,7 %, modéré à légère dans 20 % et légère dans 14,5 %. L’anxiété a été retrouvée chez 34,5 % des patients. La moyenne du score d’anxiété était de 11,4±6,7 (0 à 21). La dépression a été retrouvée chez 40 % des cas dont 17 cas de dépression modérée et cinq de dépression sévère. La moyenne du score de dépression était de 13,7±8,1 (0 à 21). Au total, 23,6 % des cas avaient une association dépression-anxiété. La dysfonction érectile était plus fréquente chez les patients présentant une dépression (p<0,001) ainsi que chez ceux ayant une anxiété mais la différence était non significative.

Conclusion

La dysfonction érectile et les troubles anxiodépressifs, complications fréquentes en hémodialyse, ont un impact négatif sur la qualité de la vie de nos patients hémodialysés. Une prise en charge de ces troubles devrait trouver sa place dans toute procédure d’assurance qualité s’intégrant dans le concept de dialyse adéquate.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 758 - novembre 2016 Retour au numéro
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