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Orgasme retardé secondaire : causes, associations et facteurs prédictifs - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.187 
J. Terrier 1, , P. Teloken 2, C. Nelson 3, J. Mulhall 3
1 CHU Lyon-Sud, Pierre-Bénite, France 
2 New York, États-Unis 
3 MSKCC, New York, États-Unis 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectifs

L’Orgasme retardé est une dysfonction sexuelle peu étudiée, très peu de données existent dans la littérature à l’inverse de l’éjaculation précoce. C’est également une pathologie très complexe à traiter et résistante à beaucoup de thérapeutiques. L’objectif de cette étude était d’analyser les causes, les associations et les facteurs prédictifs de l’orgasme retardé secondaire.

Méthodes

Étude descriptive analytique d’une base de donnée prospective menée de 2003 à 2011. Expérience d’un centre spécialisé en médecine sexuelle.

Résultats

Deux cent six patients atteints d’un orgasme retardé ont été analysés (Tableau 1). Soixante-six pour cent n’avaient jamais d’orgasme et 24 % occasionnellement avec leur partenaire. Les causes étaient : l’utilisation d’inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ISRS (42 %), psychogènes (26 %), déficit en testostérone (21 %), les troubles sensitifs péniens (7 %) et la masturbation excessive (2 %) (Fig. 1). Parmi ceux qui n’avaient jamais eu d’orgasme avec leur partenaire et qui en avaient toujours avec la masturbation (n=34), 24 % avaient des troubles sensitifs et 76 % des troubles psychologiques. Pour ceux qui n’avaient jamais eu d’orgasme avec leur partenaire et jamais avec la masturbation (n=69), 70 % avaient des troubles sensitifs. Le fait de ne jamais avoir eu d’orgasme avec la masturbation augmentait le risque par 6 de ne jamais avoir d’orgasme avec la partenaire (p<0,001) (Tableau 2).

Conclusion

Ces données illustrent le profil des patients atteints d’orgasme retardé. Les profils des malades exposés par cette étude pourront aider les médecins à définir la cause de cet orgasme retardé. L’utilisation d’ISRI, les troubles sensitifs péniens et l’absence d’orgasme avec la masturbation sont des facteurs prédictifs de ne jamais obtenir l’orgasme avec la partenaire.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 761-762 - novembre 2016 Retour au numéro
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