Utilisation du nomogramme de Briganti : doit-il devenir systématique dans la décision du curage dans le cancer de prostate de risque intermédiaire ? Évaluation de son application - 28/10/16
, M. Roumiguié, S. Sanson, E. Huyghes, B. Malavaud, N. Doumerc, M. Thoulouzan, X. Gamé, P. Rischmann, M. Soulié, J. BeauvalRésumé |
Objectifs |
La réalisation du curage ganglionnaire dans les risques intermédiaires est recommandé par l’AFU, pour l’EAU celui-ci n’est recommandé que si le nomogramme de Briganti est>5 %. À ce jour, celui-ci est validé mais son applicabilité n’a pas encore été évaluée. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’applicabilité du nomogramme de Briganti sur une cohorte rétrospective.
Méthodes |
Entre 2011 et 2015, tous les patients opérés d’une prostatectomie totale (PT) avec curage ganglionnaire dans un centre universitaire ont été inclus. Le score de Briganti (SB) comprenant le stade clinique, le score de Gleason (SG), le PSA et le pourcentage de biopsies positives a été calculé pour l’ensemble des patients à partir du nomogramme. L’analyse a porté sur les résultats du SB dans notre série. Les facteurs prédictifs d’échec du SB (N+ alors que SB<5 %) ont été recherchés. Une comparaison entre les patients avec un SB>5 % et ceux avec un SB<5 % a été réalisée.
Résultats |
Cinq cent quarante-trois patients ont été analysés, parmi eux 354 patients étaient de risque intermédiaire selon la classification de d’AMICO. Soixante et un pour cent des patients présentaient un SB<5 %, où le curage était négatif (N0) dans 94,4 % des cas. Un SB>5 % était retrouvé dans 39 % des cas et 10,2 % avaient un curage positif (N1) (Fig. 1). L’analyse des caractéristiques des patients entre les groupes SB>5 % et SB<5 % retrouvait une valeur moyenne du SB de 1,3 % vs 9,2 % (p<0,001). Les caractéristiques préopératoires étaient différentes seulement sur les critères du nomogramme. En postopératoire, le pourcentage de capsule envahie et le pSG étaient plus important dans le groupe SB>5 % (Tableau 1). Aucun facteur prédictif n’a été retrouvé pouvant déterminer les patients N1 dans le groupe SB<5 %.
Conclusion |
Dans notre série, l’application du score de Briganti pourrait permettre d’éviter près de 60 % de curage, sans majorer le risque de méconnaître un envahissement ganglionnaire dans 95 % des cas. Ces résultats confirment ceux du nomogramme de Briganti, et valide son applicabilité dans la décision thérapeutique pour les patients de risque intermédiaire.
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Vol 26 - N° 13
P. 767 - novembre 2016 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?


