Prise en charge des tumeurs de haut risque par la prostatectomie totale robot assistée : facteurs de risque de récidive biologique et influence de la classification de d’Amico - 28/10/16
, I. Cholley, A. Masson-lecomte, J. Defontaines, J. Moroch, D. Vordos, A. Hoznek, R. Yiou, A. De la Taille, L. SalomonRésumé |
Objectifs |
Analyser la survie sans progression biologique de la prostatectomie totale extrapéritonéale robot assistée (PTLERA) dans la prise en charge des cancers de la prostate à haut risque et établir les différents facteurs pronostiques.
Méthodes |
De 2005 à 2010, 300 PTLERA ont été réalisées pour une tumeur de prostate localisé de haut risque selon d’Amico. Ont été relevées les données préopératoires (stade clinique, PSA, score de Gleason des biopsies) et postopératoires (stade pathologique, score de Gleason de la pièce). La survie sans récidive biologique (définie par un taux de PSA>0,2 ng/mL) a été analysée selon la méthode de Kaplan-Meier, selon la présence d’un, deux ou trois facteurs de risque selon d’Amico. Aucun traitement complémentaire n’a été donné sans récidive biologique.
Résultats |
Avec un PSA de 21,2 ng/mL (0,3–175), il y avait 3 T1a–b, 168 T1c, 65 T2a, 5 T2b, 24 T2c, 32 T3b et 3 T3b avec 39 (13 %) de score de Gleason 6, 87 (29 %) de 7 et 174 (58 %) de 8–9–10. Deux cent quarante-sept avaient 1 facteur de risque selon d’Amico, 46, 2 facteurs et 6 les 3 facteurs. Il y avait 76 pT2, 94 pT3a, 63 pT3b avec 67 N+ avec 6 (2 %) de score de Gleason 6, 147 (49 %) de 7 et 147 (49 %) de 8–9–10. À 47 mois, 118 (39,3 %) ont progressé : la survie sans progression à 3ans était de 49,8 %, 80,7 %pour les pT2, 62 %pour les pT3a, 25 % pour les pT3b et 21 % pour les N+ (p<0,001), 57 % pour 1 critère du score d’Amico vs 22 % pour 2 ou 3 critères (p<0,001) (Fig. 1). Parmi les critères de d’Amico, un PSA ≥ 20 est le facteur de mauvaise survie sans récidive biologique, suivi du Gleason ≥ 8, puis du stade clinique ≥ T2a (p<0,001) (Fig. 2).
Conclusion |
Plus d’un tiers des tumeurs de la prostate de haut risque opérées d’une PTLERA présenteront une récidive biologique et auront un traitement complémentaire. La présence d’un ou plusieurs facteurs selon d’Amico permet de préciser, avant l’intervention, ce risque de traitement. Le PSA apparaît comme le facteur de plus mauvais pronostic.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 26 - N° 13
P. 768 - novembre 2016 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?


