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Étude française sur le dépistage du cancer de la prostate dans les familles à risque : résultats à 8 ans dans le groupe 40–49 ans - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.211 
P. Callerot 1, , M. Moineau 2, L. Cormier 3, F. Baschet 4, I. Cussenot 4, J. L’her 1, P. Mangin 4, O. Cussenot 5, G. Fournier 1, A. Valeri 1
1 Service d’urologie, CHU de Brest, Brest, France 
2 Service de médecine nucléaire, CHU de Brest, Brest, France 
3 Service d’urologie, CHU de Dijon, Dijon, France 
4 CEREPP, Paris, France 
5 Service d’urologie, hôpital Tenon, Paris, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

Le dépistage du cancer de la prostate (CaP) dans les familles à risque est recommandé dès l’âge de 45, voire 40ans, en raison d’une survenue plus précoce dans les formes familiales. Cette étude avait pour objectif d’évaluer ces pratiques.

Méthodes

Nous avons effectué un dépistage du CaP par dosage du PSA annuel, sur 8ans, chez 345 apparentés au 1er degré (frère (s) et/ou fil(s)), âgés de 40 à 49ans, de patients (CaP+) suivis dans 3 centres urologiques français. Les biopsies étaient effectuées pour un PSA>4ng/mL (jusqu’en 2002) puis pour un PSA>2,5ng/mL. Une étude généalogique préalable a permis de recenser les autres CaP dans la famille : 3+CaP : 11,6 % ; 2CaP : 19,1 % ; 1CaP : 69,3 %.

Résultats

Vingt et un sujets apparentés (6 %) ont eu un PSA>4ng/mL à au-moins une évaluation (Tableau 1). Les biopsies prostatiques (BP) :

– ont diagnostiqué 7 CaP (2 %) ;

– étaient négatives dans 4 cas ;

– n’ont pas été effectuées dans 9 cas.

La valeur prédictive positive du PSA>4ng/mL était de 58 %. Trente-sept apparentés (10,7 %) avaient au moins un PSA>2,5 et 4ng/mL et les BP ont :

– diagnostiqué 2 CaP ;

– été non effectuées le plus souvent car non indiquées à l’époque.

Sur 208 sujets ayant un PSA<1ng/mL au 1er dosage, aucun n’avait un PSA>2,5ng/mL confirmé les 4 années suivantes, alors que 7 avaient un PSA>2,5ng/mL au 6 (2), 7 (4) et 8e (1 CaP à 50ans).

Conclusion

Le CaP est peu fréquent chez les apparentés âgés de 40 à 49ans, néanmoins diagnostiqué chez 9/345 (2,6 %) des sujets, dont 4 fois avant 45ans. Ainsi, nous recommandons un premier dosage de PSA dès 40ans puis un suivi annuel, sauf si le PSA initial est<1ng/mL où le dosage suivant peut être effectué à 5ans.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 773 - novembre 2016 Retour au numéro
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