Photovaporisation prostatique au laser Greenlight® : comparaison des couts (microcosting) et des recettes (t2a) - 28/10/16
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Résumé |
Objectifs |
Depuis une vingtaine d’années, la chirurgie de l’HBP est marquée par le développement de techniques lasers sans GHS spécifique nécessitant un dispositif médical coûteux (fibre laser) non remboursé en sus des GHS. L’objectif a été d’évaluer le coût d’une telle intervention en hospitalisation complète afin de le comparer aux recettes perçues (GHS) et aux coûts estimés par l’étude nationale des coûts à méthodologie commune (ENCC).
Méthodes |
C’est une étude prospective, observationnelle et descriptive des coûts de prise en charge. Les ressources médicales directes et indirectes ont été identifiées et valorisées. Chaque séjour a été décomposé en deux périodes. Les coûts de la phase peropératoire ont été valorisés par la méthode du microcosting et ceux des phases pré et postopératoires d’après les données d’hospitalisation en coût à la journée. Ce coût global moyen a été comparé aux recettes perçues par l’hôpital au travers de la valorisation du GHM en GHS et au coût estimé par l’ENCC. Nous avons déterminé la part de l’acte et du DM spécifique dans le coût du séjour.
Résultats |
Douze patients pris en charge en hospitalisation complète ont été inclus entre mars et juin 2015. Le coût de prise en charge d’une HBP par photovaporisation au laser Greenlight® est évalué à 3926,10€ par patient. L’étude montre un écart de 1004,78€ entre ce coût moyen et les recettes perçues par l’hôpital (3926,10€ vs 2921,32€). La comparaison de nos résultats aux coûts moyens estimés par l’ENCC apporte un résultat similaire (3926,10€ vs 2989,92€). La part des DM et consommables, évaluée dans notre étude à 27 % du coût moyen total est largement sous-représentée par l’ENCC (27 % vs 10 %). Les chirurgies au laser permettent de diminuer la durée moyenne de séjour par rapport à la chirurgie de référence (RTUP). Nous retrouvons une DMS de 3,1jours contre 3,8jours estimé par l’ENCC 2013.
Conclusion |
Notre étude montre les limites de la T2A aux techniques récentes qui ne bénéficient pas de GHS spécifique, pour lesquelles un déséquilibre entre les recettes et les coûts engagés limite leurs développements. La prise en charge en ambulatoire de ces interventions, si l’état clinique et social du patient le permettent, est une des pistes d’amélioration de la rentabilité à l’hôpital.
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Vol 26 - N° 13
P. 780-781 - novembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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