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Évaluation comparative des courbes d’apprentissage de la photovaporisation prostatique au laser Greenlight® : résultats d’une étude multicentrique - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.230 
C. Bastard 1, M. Rouprêt 1, S. Kerever 2, M. Bitker 1, J. Parra 1, K. Zorn 3, V. Misrai 4,
1 Service d’urologie, hôpital Pitié-Salpétrière, Paris, France 
2 Service de biostatistiques, hôpital Lariboisière, Paris, France 
3 Centre hospitalo-universitaire de Montréal, Montréal, Canada 
4 Clinique Pasteur, Toulouse, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectifs

La pratique de la photovaporisation prostatique (PVP) au laser Greenlight® est en expansion croissante en France depuis 2010. Néanmoins, la courbe d’apprentissage de cette technique n’a jamais été évaluée de façon précise. L’objectif de cette étude était d’évaluer la courbe d’apprentissage de la PVP.

Méthodes

Étude rétrospective multicentrique menée chez les premiers patients traités par PVP par 3 opérateurs sans expérience préalable de la PVP travaillant dans 3 centres différents : France 1 (F1) : 112 patients, Canada (C) : 150 patients, France 2 (F2) : 101 patients. La courbe d’apprentissage était analysée à partir de la progression dans le temps des variables quantitatives : durée opératoire, des ratio (durée de vaporisation/durée d’intervention (DI/DV) ( %), énergie délivrée (joules)/volume prostatique, des durées de sondage vésical et d’hospitalisation et du taux de complications (classification de Clavien). Les relations entre les variables étaient modélisées par analyse de la covariance (logiciel R 2. 14.2).

Résultats

Les données des patients de chaque centre étaient comparables en termes d’âge, de score ASA, de volume prostatique, de débitmétrie et de score IPSS. Une progression significative de la durée opératoire (Fig. 1), du DI/DV (p=0,0001) et de l’énergie délivrée par mL de prostate (p=0,001) (Fig. 2) était retrouvée sur les 50 premiers patients de chaque centre. Cette progression disparaissait au-delà du 50e patient mais persistait une différence significative en termes de ratio énergie délivrée/volume prostatique : 2500J/mL [1700 ; 3000] (F1) vs 3200J/mL [2500 ; 4100] (C) vs 4100J/mL [2900 ; 5200] (F2) (p<0,0001). Aucune différence n’était rapportée en termes de complications postopératoires ni de durée de sondage dans le temps entre les centres. La durée d’hospitalisation était significativement plus courte au delà des 50 premiers patients (p=0,03).

Conclusion

Quel que soit l’opérateur, son lieu d’exercice (France ou étranger) l’apprentissage de la PVP a nécessité au moins 50 interventions. Les taux de complications rapportés étaient faibles.

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Plan


© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 782-783 - novembre 2016 Retour au numéro
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