Suivi à moyen et long terme d’une cohorte prospective de patients antillais en surveillance active sur critères élargis - 28/10/16
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Résumé |
Objectifs |
La surveillance active (SA) est de plus en plus acceptée comme une option de traitement pour les cancers de prostate (CaP) de risque favorable, pourtant les données disponibles sur les populations originaires d’Afrique subsaharienne manquent. Nous avons initié en 2005 en Guadeloupe un large protocole de SA incluant des patients avec un CaP de risque favorable.
Méthodes |
Une étude de cohorte prospective unicentrique a été réalisée en Guadeloupe incluant des patients présentant un CaP de faible risque (≤T2a ; PSA≤10ng/mL ; Gleason≤6) ou de risque intermédiaire favorable (≤T2b ; PSA10–20ng/mL ; Gleason≤3+4 ; espérance de vie<10ans) en SA. Un traitement était recommandé en cas de progression histologique, d’augmentation du volume tumoral ou de temps de doublement du PSA<36 mois. Les critères de jugement étaient la survie globale, la survie spécifique et le temps en SA. Une analyse multivariée a été réalisée pour rechercher des facteurs au diagnostic associé à la sortie de SA.
Résultats |
Entre 2005 et 2016, 234 patients (âge médian : 64ans) ont été inclus et suivis pendant une durée médiane de 4ans (entre 0,4 et 11,2ans) (Tableau 1). La survie globale à 2,5ans, 5ans et 10ans était de respectivement : 99,5 %, 98,5 % et 90,7 %. La survie spécifique à 2,5ans, 5ans et 10ans était de 100 %. Les raisons les plus fréquentes de sortie de SA étaient l’augmentation du volume tumoral (35,5 %) et la progression histologique (32,3 %). À 2,5ans, 5ans et 10ans, 72,7 %, 52,6 % et 40,4 % des patients demeuraient sans traitement et en SA (Fig. 1). Les facteurs au diagnostic associés à une sortie de SA étaient l’âge (p=0,006 ; HR=0,96 par année additionnelle ; IC 95 %=0,93–0,99) et le PSA densité (p<0,001 ; HR=1,52 par 0,1 additionnel ; IC 95 %=1,20–1,89) (Tableau 2).
Conclusion |
La SA est sûre et bénéfique pour les patients antillais ayant un CaP de faible risque ou de risque intermédiaire favorable. Le taux de patients sortis de SA semble traduire une plus grande proportion de cancers agressifs. Il apparaît judicieux de mieux sélectionner ces patients en utilisant des critères d’inclusion spécifiques, tel que le PSA densité.
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Vol 26 - N° 13
P. 789-790 - novembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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