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Évaluation de l’IRM dans la sélection et le suivi des patients pris en charge par surveillance active pour cancer de prostate localisé à faible risque de progression - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.240 
A. Raichi , A. Villers, G. Marcq, J. Fantoni, X. Leroy, P. Puech, A. Ouzzane
 CHRU de Lille, Lille, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

La surveillance active (SA) du cancer de prostate de faible risque de progression s’associe à un risque de sous-estimation des tumeurs par les biopsies systématisées (BS) avec un taux de reclassification précoce d’environ 30 %. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’apport du couple IRM multiparamétrique (mp) et biopsies dirigées (BD) dans la sélection et le suivi des patients en SA.

Méthodes

Étude rétrospective monocentrique portant sur 131 patients inclus dans un protocole de SA pour cancer de prostate de 2007 à 2015 et répondant aux critères suivants : stadecT2, PSA≤15ng/mL, score de Gleason6, ≤3 biopsies positives et une longueur tumorale maximale≤5mm. La sélection et le suivi des patients étaient réalisés par la combinaison BS et IRMmp±BD. La reclassification était définie par un score de Gleason>6 et/ou une longueur tumorale maximale>5mm. La survie sans reclassification était décrite par la méthode de Kaplan–Meier et l’analyse des facteurs de risque de reclassification était réalisée par le modèle de Cox.

Résultats

Le suivi médian était de 22 mois. La survie sans reclassification était de 93 % et 70 % à 1an et 4ans, respectivement. Au total, 22,1 % des patients ont été reclassifiés et 31,3 % ont reçu un traitement radical avec un délai médian de 28 mois. Les facteurs de risques de reclassification en analyse multivariée étaient : la densité du PSA>0,15ng/mL/cm3 (RR=2,75), le temps de doublement du PSA<3ans (RR=9,28), la présence d’une lésion suspecte à l’IRM au moment du diagnostic (RR=2,79) et l’apparition d’une progression à l’IRM au cours du suivi (RR=2). La sensibilité, la spécificité, la VPP et la VPN d’une progression à l’IRM pour la reclassification des patients étaient respectivement de 61 %, 69 %, 45 % et 81 %.

Conclusion

L’utilisation de l’IRMmp lors de la sélection des patients en vue d’une SA diminue le taux de reclassification dans le temps grâce à une meilleure détection initiale des cancers significatifs. Sa VPN élevée en fait un outil de suivi performant permettant de distinguer les patients à faible risque de reclassification pour qui les biopsies de réévaluation systématiques pourraient être évitées.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 789 - novembre 2016 Retour au numéro
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