S'abonner

Ré-irradiation prostatique par Cyberknife® et curiethérapie à haut débit de dose en rattrapage des récidives locales de tumeur de prostate - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.250 
A. Mbeutcha 1, , D. Lam Cham Kee 2, L. Chauveinc 3, M. Chand 2, M. Durand 1, D. Chevallier 1, J. Amiel 1, P. Bondiau 2, J. Hannoun-Lévi 2
1 Service d’urologie, CHU de Nice, Nice, France 
2 Service de radiothérapie, centre de lutte contre le cancer Antoine-Lacassagne, Nice, France 
3 Service de radiothérapie, clinique Hartmann, Levallois-Perret, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

Évaluer l’efficacité et la toxicité d’une irradiation prostatique par Cyberknife® ou curiethérapie en traitement de rattrapage des récidives locales de cancers de prostate initialement traités par radiothérapie.

Méthodes

Entre 2011 et 2015, 28 patients initialement traités par irradiation prostatique et présentant une récidive exclusivement locale de leur cancer ont été ré-irradiés par Cyberknife® (n=18) ou curiethérapie à haut débit de dose (HDD) (n=10). Le schéma de ré-irradiation était de 35Gy en 5 fractions de 7Gy par jour. La réponse biologique (variation post ré-irradiation du PSA), la survie sans récidive biologique définie selon les critères de Phoenix (nadir PSA post-irradiation+2ng/mL), ainsi que les toxicités aiguës et tardives cotées selon l’échelle CTCAE 4.03 ont été évaluées.

Résultats

Après un suivi médian de 15,5mois (EI=7–28), 9 (90 %) patients traités par CHDD et 13 (72,2 %) patients traités par Cyberknife® ont eu une réponse biologique positive. Deux (11,1 %) patients traités par Cyberknife® ont stabilisé leur PSA. Chez les patients en réponse biologique positive après CHDD, le nadir du PSA était de 0,66ng/mL (EI=0,23–1,13), atteint en 6 mois (EI=5–8). Quatre (44,4 %) patients ont eu une récidive biologique survenue en 19,5 mois (EI=11,5–26) (Fig. 1). Nous avons noté une seule complication urinaire G3 transitoire. Après Cyberknife®, le nadir du PSA chez les patients en réponse biologique positive ou stabilisation était 1,00ng/mL (EI=0,42–2,4) et fut atteint en 7,5 mois (EI=4,5–10). Cinq (33,3 %) patients ont récidivé biologiquement en 7 mois (EI=6–14). Trois patients ont connu une complication ≥G3 résolutive (urinaire : 2 G3 et 1 G4). Aucun patient n’a connu de complication sexuelle ou digestive ≥G3.

Conclusion

La ré-irradiation des récidives locales des cancers de prostate est une technique faisable et relativement peu toxique. Cependant, d’autres investigations sont nécessaires pour confirmer ces résultats de façon prospective.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 26 - N° 13

P. 794 - novembre 2016 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Profit (Prostate Fractionated Irradiation Trial) : résultats d’une étude internationale randomisée comparant deux schémas d’irradiation des cancers de prostate de risque intermédiaire
  • S. Supiot, G. Delaroche, I. Latorzeff, N. Magne, G. Créhange, C. Carrie, P. Pommier, E. Martin, G. Bera, E. Rio, A. Paumier, J. Martin, M. Levine, J. Julian, H. Lukka, C. Catton
| Article suivant Article suivant
  • Facteurs prédictifs d’échec du traitement conservateur du traumatisme du rein de haut grade
  • A. Latabi, A. Bounnit, H. Guedira, I. Sarf, S. Moudouni

Déjà abonné à cette revue ?