Rôle de l’imagerie de réévaluation dans la prise en charge des traumatismes du rein : résultats de l’étude multicentrique nationale Traumafuf - 28/10/16
, G. Fiard 2, M. Ruggiero 3, I. Dominique 4, L. Freton 5, J. Olivier 6, Q. Langouet 7, C. Millet 8, S. Bergerat 9, P. Panayatopoulos 10, X. Matillon 4, A. Chebbi 11, T. Caes 6, P. Patard 11, N. Szabla 12, N. Brichart 13, L. Sabourin 8, K. Guleryuz 12, C. Dariane 14, C. Lebacle 14, J. Rizk 6, F. Madec 15, F. Nouhaud 11, B. Pradere 7, F. Saint 1, B. Peyronnet 5Résumé |
Objectifs |
Le traumatisme du rein est le plus fréquent des traumatismes génito-urinaires. Certaines sociétés savantes recommandent une imagerie de réévaluation systématique 3 à 7jours après le traumatisme initial. Toutefois les données de la littérature à ce sujet sont contradictoires. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact d’une imagerie de réévaluation après traumatisme du rein.
Méthodes |
Une étude multicentrique rétrospective nationale (Traumafuf) a été conduite, incluant tous les patients pris en charge pour traumatisme du rein dans 15 centres hospitaliers entre 2005 et 2015. Les patients étaient divisés en 3 groupes : pas d’imagerie de contrôle (Padim), imagerie de contrôle systématique (patient asymptomatique, Imsyst), imagerie de contrôle pour symptômes (Imsympt). Les groupes étaient comparés et des analyses multivariées réalisées pour rechercher les facteurs prédictifs de traitement secondaire, de modification de la prise en charge thérapeutique et de réhospitalisation.
Résultats |
Parmi 927 patients ayant un traumatisme rénal, 758 ont eu une imagerie de réévaluation (81,8 %) : 583 à titre systématique (76,9 %) et 175 devant des symptômes (23,1 %). Le délai médian de réalisation de l’imagerie était de 5jours chez les patients symptomatiques vs 7jours chez les asymptomatiques. Une anomalie était diagnostiquée plus fréquemment dans le groupe Imsympt vs le groupe Imsyst (57,1 % vs 24,1 % ; p<0,0001). Chez 30 patients du groupe Imsyst (5,1 %), l’imagerie a conduit à un traitement secondaire : 19 montées de sondes JJ, 4 drainages percutanés, 6 radio-embolisations et une fermeture de plaie de coupole diaphragmatique. La prise en charge thérapeutique était modifiée chez 64 patients du groupe Imsympt (36,6 %). Il n’y avait pas plus de réhospitalisation dans le groupe Padim vs le groupe Imsyst (2,9 % vs 3,6 % ; p=0,81).
Conclusion |
Dans cette étude, l’imagerie de contrôle systématique dans les 10 premiers jours suivant un traumatisme du rein ne modifiait la prise en charge thérapeutique que chez 5,1 % des patients asymptomatiques. L’imagerie de contrôle pourrait ainsi être limitée aux patients symptomatiques, présentant un saignement actif ou une extravasation urinaire sur le scanner initial et aux patients à risque de pseudo-anévrysme.
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Vol 26 - N° 13
P. 795 - novembre 2016 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?


