Traumatismes fermés du rein avec rupture de la voie excrétrice : existe-t-il encore des indications à une dérivation endoscopique ? - 28/10/16
, J. Long, G. Fiard, J. Rambeaud, B. Boillot, N. Terrier, G. Pic, J. Lee, N. Peilleron, D. Carnicelli, D. Poncet, Q. Franquet, C. Lanchon, J. Lefrancq, J. Descotes| pages | 2 |
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Résumé |
Objectifs |
Évaluer la place du traitement endoscopique des traumatismes du haut appareil avec extravasation urinaire.
Méthodes |
Entre 2004 et 2015, une étude prospective multicentrique évaluant le traitement conservateur des traumatismes fermés du rein a été conduite. Les données des patients avec fuite de produit de contraste au temps tardif sur la TDM initiale, ont été rétrospectivement collectées. Les facteurs prédictifs de dérivation urinaire par sonde JJ ou urétérale étaient évalués en analyse univariée. Les résultats à long terme étaient évalués par un scanner à 3 mois et une scintigraphie rénale au DMSA.
Résultats |
Quatre-vingt-dix-neuf des 323 patients de la base de données présentaient une rupture partielle de la voie excrétrice. Il s’agissait d’homme (85 %), de 20ans (IQR : 19–39), présentant un accident de sport (70 %). Une néphrostomie et 33 poses de sonde JJ/urétérale ont été réalisées au 3e jour (IQR : 1 ; 9), en raison d’une progression d’extravasation au scanner du 5e jour (75 %), de fièvre (21 %), de douleurs de colique néphrétique (12 %) et d’insuffisance rénale aiguë sur rein unique (6 %). Aucun facteur prédictif de dérivation n’a été retrouvé en analyse univariée. Deux néphrectomies partielles et 3 totales ont été réalisées pour extravasation persistante au 4e et 5e jour, et déglobulisation fébrile sur rein muet respectivement. La fonction rénale évaluée par scintigraphie à 6 mois était de 35,7 % en moyenne.
Conclusion |
Parmi les 99 traumatismes du haut appareil avec extravasation urinaire, seuls un tiers ont nécessité une dérivation urinaire. Cinq patients ont été opérés. Tous étaient dérivés auparavant. Aucun facteur prédictif de dérivation urinaire ou de chirurgie n’a été retrouvée en analyse univariée. La dérivation urinaire n’améliore pas la survenue d’une issue favorable et peut n’être réservée qu’aux évolutions défavorables.
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Vol 26 - N° 13
P. 798-799 - novembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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