S'abonner

Incidence et facteur prédictifs des pseudo-anévrysmes au cours des traumatismes du rein : résultats de l’étude multicentrique nationale Traumafuf - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.259 
B. Pradere 1, , L. Freton 2, J. Olivier 3, Q. Langouet 4, M. Ruggiero 5, I. Dominique 6, C. Millet 7, S. Bergerat 8, P. Panayotopoulos 9, R. Betari 10, X. Matillon 6, A. Chebbi 11, T. Caes 3, A. Boehm 1, P. Patard 12, N. Szabla 13, N. Brichart 4, L. Sabourin 7, K. Guleryuz 13, C. Lebacle 14, J. Rizk 3, A. Gryn 12, F. Nouhaud 11, F. Madec 15, C. Dariane 14, K. Bensalah 2, G. Fiard 16, B. Peyronnet 2
1 CHU de Tours, Tours, France 
2 CHU de Rennes, Rennes, France 
3 CHU de Lille, Lille, France 
4 CHR d’Orléans, Orléans, France 
5 Hôpital Kremlin-Bicêtre, Paris, France 
6 CHU de Lyon, Lyon, France 
7 CHU de Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand, France 
8 CHU de Strasbourg, Strasbourg, France 
9 CHU d’Angers, Angers, France 
10 CHU d’Amiens, Amiens, France 
11 CHU de Rouen, Rouen, France 
12 CHU de Toulouse, Toulouse, France 
13 CHU de Caen, Caen, France 
14 Hopital européen Georges-Pompidou, Paris, France 
15 CHU de Nantes, Nantes, France 
16 CHU de Grenoble, Grenoble, France 

Auteur correspondant.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

pages 2
Iconographies 0
Vidéos 0
Autres 0

Résumé

Objectifs

Le traumatisme du rein est retrouvé dans près de 10 % des traumatismes abdominaux. Les complications rénales graves telles que les pseudo-anévrysmes sont redoutées mais leurs incidences sont peu connues et il n’existe, à ce jour, aucun moyen de prédire leur apparition. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’incidence des pseudo-anévrysmes (PA) et de rechercher les facteurs de risques d’apparition de cette complication.

Méthodes

Une étude multicentrique rétrospective nationale (Traumafuf) a été conduite, incluant tous les patients pris en charge pour traumatisme du rein dans 15 centres hospitaliers entre 2005 et 2015. Les traumatismes iatrogènes étaient exclus. Les patients présentant un PA ont été comparés aux patients sans PA. Le test du Chi2 (ou le test de Fisher) a été utilisé pour comparer les variables qualitatives, le test t- de Student pour les variables quantitatives. Une analyse multivariée par régression logistique a été réalisée pour rechercher les facteurs prédictifs d’apparition de pseudo-anévrysmes.

Résultats

Parmi une cohorte de 1293 patients ayant un traumatisme rénal, 2,8 % (n=31) ce sont compliqués d’un pseudo-anévrysme. L’âge moyen était de 33ans, 77,4 % avaient un traumatisme rénal ≥3. La plupart de ces patients présentaient une hématurie macroscopique à leur arrivée (74 %), 36 % de ces patients avaient un saignement actif lors du TDM diagnostique et 30 % présentaient une fuite urinaire concomitante. Comparativement aux patients sans PA, ils présentaient plus souvent un saignement actif initialement (p=0,01) et nécessitaient des traitements plus précoces (p<0,001). La recherche de facteurs prédictifs de PA par régression logistique a permis de mettre en évidence deux facteurs : la sévérité du traumatisme (haut grade 3 à 5 : OR=3 ; IC 95 % [1,1–10,7] ; p=0,04) et le sexe masculin (OR=7 ; IC 95 % [1,5–125,9] ; p=0,009).

Conclusion

Bien que le pseudo-anévrysme rénal soit l’une des complications les plus dangereuses dans les suites d’un traumatisme rénal, elle n’est pas fréquente. Un grade élevé de traumatisme rénal est un facteur prédictif important d’apparition de cette complication et doit nécessiter un contrôle TDM précoce et au moindre doute.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 26 - N° 13

P. 799-800 - novembre 2016 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Y a-t-il un intérêt à drainer précocement les traumatismes fermés du rein en cas d’atteinte de la voie excrétrice ? Résultats de l’étude multicentrique nationale Traumafuf
  • A. Giwerc, B. Peyronnet, A. Chebbi, L. Freton, J. Olivier, Q. Langouet, M. Ruggiero, I. Dominique, C. Millet, S. Bergerat, P. Panayotopoulos, R. Betari, X. Matillon, T. Caes, P. Patard, T. Szbala, N. Brichart, L. Sabourin, K. Guleryuz, C. Dariane, C. Lebacle, J. Rizk, A. Gryn, F. Madec, B. Pradère, C. Pfister, G. Fiard, F.-X. Nouhaud
| Article suivant Article suivant
  • Complications rénales à long terme des traumatismes rénaux : résultats de l’étude multicentrique nationale Traumafuf
  • I. Dominique, A. Ruffion, X. Matillon, L. Freton, R. Betari, C. Dariane, C. Millet, M. Ruggiero, A. Chebbi, J. Olivier, Q. Langouet, S. Bergerat, P. Panayotopoulos, T. Caes, P. Patard, N. Szabla, N. Brichart, L. Sabourin, K. Guleryuz, C. Lebacle, J. Rizk, F. Madec, F. Nouhaud, B. Pradere, F. Saint, G. Fiard, B. Peyronnet

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.

Déjà abonné à cette revue ?