Impact des sténoses anastomotiques sur le traitement de l’incontinence urinaire postprostatectomie par sphincter artificiel - 28/10/16
| pages | 2 |
| Iconographies | 0 |
| Vidéos | 0 |
| Autres | 0 |
Résumé |
Objectifs |
L’incontinence urinaire d’effort (IUE) est un facteur de dégradation de la qualité de vie dans les suites d’une prostatectomie radicale. Le sphincter urinaire artificiel (SAU) est le traitement de référence. Le dépistage et le traitement préopératoire d’une sténose de l’anastomose urétrovésicale (SAUV) est une étape essentielle pour la réussite de l’intervention. L’objectif de l’étude était d’évaluer l’impact des SAUV sur les résultats du SAU.
Méthodes |
Nous avons étudié rétrospectivement 147 implantations de SAU de 2005 à 2013 dans le service d’urologie du centre hospitalier de Lyon par 3 opérateurs. Les caractéristiques démographiques, l’antécédent d’irradiation, la sévérité de l’incontinence, les complications ainsi que les taux de continence et de satisfaction postopératoire du SAU ont été recueillis. Des tests statistiques de Wilcoxon et Fischer et une courbe de Kaplan–Meier ont été utilisés pour comparer les 2 groupes témoin et SAUV. Une analyse en régression logistique a recherché des facteurs prédictifs de réintervention chirurgicale.
Résultats |
Parmi les 147 patients inclus, 24 (16,3 %) présentaient un antécédent de SAUV. Parmi eux, 21 (87,5 %) avaient été traités par urétrotomie endoscopique. Les patients dans le groupe SAUV avaient une incontinence plus sévère (p<0,05) que dans le groupe témoin. Les taux d’explantation, de récidive de l’incontinence et de réintervention chirurgicale ont été respectivement 12,5 %, 8,3 % et 33,3 % dans le groupe SAUV contre 4,9 %, 15,4 % et 27,6 % dans le groupe témoin. En régression logistique, l’antécédent de SAUV n’a pas été retrouvé comme facteur de risque indépendant de réintervention. Les taux de patients continents et satisfaits ont été respectivement 77,8 % et 76,5 dans le groupe SAUV contre 91,1 % et 81,1 % dans le groupe témoin.
Conclusion |
Bien que les résultats apparaissent globalement moins bons, l’antécédent de SAUV ne semble pas être prédictif de mauvaise évolution après mise en place d’un SAU. Des études sur de plus larges cohortes sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 26 - N° 13
P. 803-804 - novembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.
Déjà abonné à cette revue ?



