Traitement séquentiel par pose de ballonnets latéro-uréthraux après échec de bandelettes sous-urétrales dans l’incontinence masculine - 28/10/16
, A. Hourie, F. Nouhaud, C. Pfister, P. Grise, J. CornuRésumé |
Objectifs |
L’implantation d’une bandelette sous-urétrale est une thérapeutique de première ligne dans le traitement de l’incontinence urinaire post-prostatectomie. En cas de récidive, avec des fuites restant légères à modérées, il n’existe pas de traitement de deuxième ligne de référence et peu de données disponibles dans la littérature. Notre objectif était d’évaluer les résultats de l’implantation de ballonnets Pro-ACT™ après échec de bandelette sous-urétrale masculine.
Méthodes |
Une évaluation monocentrique incluant tous les patients traités par implantation de ballonnets Pro-ACT™ entre 2009 et 2016 après échec de bandelette sous-urétrale de type I-Stop TOMS™ pour incontinence urinaire post-prostatectomie a été menée. Les caractéristiques préopératoires, les données d’efficacité postopératoire (pad-test de 24h, port de protection) et les complications ont été évaluées. Le taux de succès était défini par un pad-test<8g/24h ou<1 garniture/24h et l’absence de reprise chirurgicale. Tous les patients ont eu une pose de bandelette sous-urétrale TOMS en première intention et celle-ci n’a pas entraîné de problèmes techniques lors de l’implantation des ballons.
Résultats |
Treize patients ont été recensés via le dossier informatisé. La cause de l’incontinence était une chirurgie prostatique dans 12 cas (11 prostatectomies radicales, 1 Ablatherm) et une paraplégie post-traumatique pour 1 patient. Le délai médian entre la pose de bandelette TOMS et de ballons ACT était de 13,9 mois [2,9–64]. Avec un délai médian de 34 mois [2–97], le taux de succès était de 46 % (n=6). Le pad-test médian postopératoire était de 50g [10–260] (p=0,04). Le volume médian de gonflage du ballon était de 3mL (0,5–7]. Le taux de chirurgie ultérieure était de 30 % (n=4). Il y a eu 2 reprises pour migration de ballons, 1 changement de ballon pour dégonflage spontané et 1 pose de sphincter urinaire artificiel pour échec.
Conclusion |
Les ballons ACT permettent une amélioration significative de la continence après échec de bandelette sous-urétrale, avec 46 % de succès et peuvent être proposé dans ces indications de seconde intention.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 26 - N° 13
P. 803 - novembre 2016 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?


