Efficacité des ballons péri-uretraux ACT® dans la prise en charge de l’incontinence urinaire d’effort chez la femme : étude rétrospective monocentrique - 28/10/16
Résumé |
Objectifs |
Les ballons adjustable continence therapy (ACT®) constituent un traitement chirurgical récent de l’incontinence urinaire d’effort par insuffisance sphinctérienne, peu évalué et dont les indications sont mal définies. L’objectif de cette étude était de déterminer le taux d’efficacité des ballons ACT® dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort chez la femme.
Méthodes |
Étude rétrospective monocentrique incluant les patientes ayant eu un traitement de leur incontinence urinaire d’effort par pose de ballons ACT® entre 2009 et 2015. Une amélioration supérieure à 80 % évaluée de manière subjective par les patientes, a été considérée comme le critère d’efficacité. Les complications postopératoires et le taux d’explantation des ballons ACT® ont été rapportés.
Résultats |
Vingt-cinq patientes ont été incluses, dont 17 (68 %) avaient des antécédents de chirurgie d’incontinence urinaire (en moyenne 1,9), et 11 (44 %) présentaient des troubles neurologiques. La durée médiane de suivi était de 20,3mois, une patiente a été perdue de vue. Le taux d’efficacité des ballons était de 58,3 % (14/24) avec en moyenne 2,5 regonflages avec un volume de ballon de 3,2mL. Le taux d’échec était de 12,5 % (3/24), et 29,2 % (7/24) n’ont obtenu qu’une amélioration partielle. Le taux de complications postopératoires étaient de 33,3 % (8/24) (érosion, migration), et le taux d’explantation de 45,8 % (11/24) (complication ou échec du traitement), en moyenne à 9,5mois, nécessitant une nouvelle pose de ballons ACT® (3/11) ou un autre type de chirurgie d’incontinence urinaire (6/11). Il n’y a eu aucune complication peropératoire.
Conclusion |
Les ballons ACT® constituent un traitement chirurgical peu invasif très utile dans la prise en charge de l’incontinence urinaire d’effort de la femme, notamment en cas d’échec d’un traitement précédent. Des résultats sur un plus large effectif et à plus long terme seraient nécessaires afin de mieux évaluer les patientes bénéficiant le plus de cette technique.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 26 - N° 13
P. 806 - novembre 2016 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?



