Place du traitement chirurgical dans la prise en charge des douleurs chroniques après pose de matériel prothétique pelvien : à propos d’une série de 107 cas - 28/10/16
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Résumé |
Objectifs |
La fréquence des douleurs chroniques postopératoires après pose de matériel prothétique au niveau pelvien est estimée jusqu’à 5 % des cas avec une prise en charge souvent complexe. L’objectif de notre étude a été d’évaluer les résultats à distance de l’ablation du matériel prothétique comme pouvant être responsable des douleurs.
Méthodes |
De novembre 2004 à avril 2016, 107 patients ont été pris en charge dans notre centre pour des douleurs chroniques apparues après à la mise en place de matériel prothétique : bandelette sous-urétrale rétropubienne (32 patientes) ou trans-obturatrice (50 patientes), bandelette de promontofixation (16 patientes) ou plaque de hernie inguinale (9 patients) En fonction de la prothèse en place et du tableau clinique, le matériel était retiré en totalité ou partiellement par abord vaginal et/ou laparoscopique et/ou par abord de la racine de la cuisse. Les patients étaient revus systématiquement à 2mois postopératoire, puis le rythme du suivi était adapté en fonction de l’évolution clinique.
Résultats |
Le délai moyen entre la mise en place de la prothèse et son ablation a été de 41,2mois. Le recul postopératoire moyen de la population a été de 8,4mois. Sur l’ensemble de la population, 69/107 (64,5 %) ont observé une diminution de la douleur d’au moins 50 % sur l’échelle numérique analogique. Dans le groupe des patientes opérées pour une ablation de bandelette sous-urétrale, une récidive de l’incontinence urinaire d’effort a été notée dans 62 % des cas de bandelette trans-obturatrice et 34 % des cas de bandelette rétro-pubienne. Dans le groupe des patients opérés pour une ablation de plaque de hernie, une récidive de la hernie a été notée dans 11 % des cas. Aucune patiente opérée d’une ablation de promontofixation n’a eu de récidive du prolapsus.
Conclusion |
Une ablation du matériel prothétique responsable de douleurs chroniques postopératoires a permis d’améliorer significativement les douleurs dans près de deux tiers des cas, mais avec un risque de récidive de la pathologie initiale.
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Vol 26 - N° 13
P. 807-808 - novembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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