S'abonner

Peut-on différencier sur des critères scannographiques les deux types de carcinome papillaire du rein (type 1/type 2) ? - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.290 
A. Saadi , H. Ayed , M. Chakroun, A. Bouzouita, W. Kerkeni, M. Cherif, R. Ben slama, A. Derouiche, M. Chebil
 Service d’urologie, hôpital Charles-Nicolle, faculté de médecine de Tunis, université de Tunis El Manar, Tunis, Tunisie 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

Le but de cette étude était de déterminer si les caractéristiques scannographiques des carcinomes papillaires du rein (CPR) permettraient de différencier le type 1 du type 2.

Méthodes

Cette étude rétrospective comprenait 21 type 1 et 26 type 2 de CPR explorés par un scanner abdominal (sans injection, temps artériel, temps tubulaire+- temps tardif). L’examen anatomo-pathologique de la pièce opératoire a confirmé le diagnostic dans tous les cas. La taille tumorale était>=15mm dans tous les cas (moyenne=46mm/type 1 et 76mm/type 2). Les critères étudiés étaient : la nature de la tumeur, les contours : nets ou mal limités, l’homogénéité, la présence de calcifications, la densité spontanée, degré de réhaussement, type de réhaussement (homogène ou hétérogène), la présence de nécrose et la présence d’adénomégalies.

Résultats

La tumeur était d’aspect solide dans la majorité des cas (61,9 %/type1 et 84,6 %/type2, p=0,34). Les tumeurs de type 2 étaient mal limitées dans 38,5 % des cas mais toutes les tumeurs de type 1 étaient bien limitées (p=0,0001). Les tumeurs étaient dans la majorité des cas spontanément hypodenses (76,2 %/type1 et 69,2 %/type 2, p=0,86) et hypo vasculaires avec un rehaussement maximal<=40UH dans 97,8 % des cas.(Fig. 1) Par contre, le rehaussement était hétérogène dans 80,8 % des tumeurs de type 2 contre 47,6 % pour le type 1 (p=0,01). Les calcifications étaient plus fréquentes en cas de tumeur de type 2 (9,6 %/type 1 et 34,6 %/type 2, p=0,11). La nécrose intratumorale et les adénomégalies étaient observées respectivement dans 69,2 et 30,8 % des type 2 contre 14,2 % et aucun cas des type 1 (p=0,0001 et 0,005) (Tableau 1).

Conclusion

En étudiant les caractéristiques scannographiques, on a retrouvé des différences significatives entre le type 1 et le type 2 des CPR. Les tumeurs de type 2 étaient plus volumineuses, mal limitées, à rehaussement hétérogène avec présence fréquente de nécrose intra-tumorale et d’adénomégalies.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 26 - N° 13

P. 816 - novembre 2016 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Tumeurs synchrones du rein : peut-on prédire la concordance histologique des tumeurs ?
  • A. Beaugerie, C. Delavaud, V. Verkarre, F. Audenet, T. Le-Guilchet, S. Hurel, N. De-Saint-Aubert, J. Correas, A. Mejean, M. Timsit
| Article suivant Article suivant
  • Corrélation radio-histologique des kystes rénaux Bosniak 3 opérés dans une série contemporaine
  • J. Sapetti, F. Audenet, P. Wiskirski, T. Le-Guilchet, A. Beaugerie, S. Hurel, E. Fontaine, M. Timsit, A. Mejean

Déjà abonné à cette revue ?