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Implantation robot-assistée du sphincter artificiel urinaire AMS 800 chez la femme : standardisation de la technique chirurgicale - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.09.004 
B. Peyronnet , S. Vincendeau, B. Pradère, L. Tondut, Q. Alimi, L. Freton, K. Bensalah, A. Manunta
 CHU de Rennes, Rennes, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

Le principal inconvénient du sphincter artificiel urinaire AMS 800 (SAU) chez la femme est la difficulté technique de l’implantation. Au cours des 2 dernières années, plusieurs équipes françaises ont rapporté leur expérience préliminaire concernant l’implantation du SAU chez la femme par voie robot-assistée. L’objectif de cette vidéo était de décrire une technique standardisée d’implantation robotique du SAU chez la femme.

Méthodes

Dans un centre universitaire, au fur et à mesure de l’expérience, une technique standardisée d’implantation robotique du SAU chez la femme a été développée afin de faciliter sa reproductibilité. Cette technique est décrite en insistant sur les points techniques et astuces proposés pour faciliter l’apprentissage de la technique. Nous présentons le cas d’une patiente de 74ans aux antécédents de double promontofixation cœlioscopique et de syndrome de la queue de cheval suite à une fracture L3 et consultant pour une incontinence urinaire à l’effort par insuffisance sphinctérienne neurogène avec un urètre figé à l’examen clinique, une pression de clôture à 17cm H2O.

Résultats

L’intervention est réalisée en double équipe. La patiente est positionnée en Tredelenburg à 23°. On réalise un abord laparoscopique transpéritonéal. Le robot est amarré latéralement (« side-docking »). Dissection du Retzius jusqu’à l’aponévrose pelvienne qui est incisée de part et d’autre du col vésical. Dissection prudente de chaque cul de sac vaginal en amorçant aux ciseaux le plan en arrière du col vésical qui est ensuite développé a la pince prograsp, l’aide maintenant un doigt dans le vagin pendant toute la dissection. Pas d’ouverture du dôme vésical en systématique. Passage du mesureur et mise en place ensuite d’une manchette introduite par le trocart de 12mm. Mise en place du ballonnet et de la pompe par une courte incision sus-pubienne et connexions entre manchette ballonnet et pompe.

Conclusion

La voie d’abord robot-assistée pourrait diminuer la morbidité de l’implantation du SAU chez la femme et participer à gommer l’effet centre présumé pour cette intervention. La standardisation de la technique chirurgicale pourrait participer à sa diffusion.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 822 - novembre 2016 Retour au numéro
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  • Implantation d’un sphincter urinaire artificiel chez la femme par voie laparoscopie robot assistée après échec de ballons ACT
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