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Tumorectomie rénale robot-assistée : la nature kystique d’une lésion, même de gros volume, n’est pas incompatible avec la voie d’abord laparoscopique - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.09.031 
A. Guillaume , J. Bernhard, C. Michiels, Y. Grassano, F. Cornelis, G. Capon, N. Grenier
 CHU de Bordeaux, Bordeaux, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectifs

Bien que les tumeurs kystiques soient réputées moins agressives que leurs homologues solides, le risque présumé d’effraction et de diffusion peropératoire limite les indications de la voie coelioscopique robot-assistée. L’objectif de cette vidéo est de montrer que cette technique, sous couvert d’une planification préopératoire optimale est applicable et sûre.

Méthodes

Les étapes clés d’une tumorectomie élective par voie laparoscopique, réalisée avec le robot chirurgical DaVinci, à l’aide de 3 bras opérateurs, 1 optique de 30° et 2 trocarts de 5 et 11mm pour l’aide sont présentées. Les données cliniques sont issues de la base de données UroCCR. La planification préopératoire a été réalisée par segmentation d’un uroscanner acquis en coupes fines (0,6mm) grâce au logiciel Synapse 3D (Fujifilm), permettant d’obtenir une modélisation 3D de type réalité virtuelle.

Résultats

La patiente présentait une masse kystique hilaire rénale droite de 9cm, Bosniak 4, en contact direct avec les éléments vasculaires et collecteurs, de complexité élevée selon Rénal et Padua. Après dissection intra-hilaire libérant la face sinusale de la lésion, l’ensemble du rein a été mobilisé pour permettre une bonne exposition des limites de tumorectomie. La graisse et le fascia de Gérota péri-lésionnels ont été préservés. L’énucléation tumorale a été réalisée pas-à-pas, par clampages artériels séquentiels intéressants l’artère principale (32minutes), la perforante polaire supérieure (21minutes) et une branche de 3e ordre (8minutes). La phase de réparation a comporté 3 surjets cortico-parenchymateux, épargnant les éléments vasculaires et collecteurs du lit de résection. Suites postopératoires simples. L’anatomo-pathologie a confirmé l’exérèse complète d’une lésion mixte épithéliale et stromale.

Conclusion

L’exérèse en marges minimales des lésions kystiques rénaux complexes est réalisable par voie laparoscopique avec assistance robotique. Le bénéfice d’un abord chirurgical mini-invasif ne doit pas être systématiquement écarté au prétexte d’une nature tumorale kystique de gros volume.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 831-832 - novembre 2016 Retour au numéro
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