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Profil radioclinique et évolutif d’aspergillomes pulmonaires - 31/01/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2017.10.552 
A. Hedhli, A. Slim , M. Mjid, S. Cheikhrouhou, N. Mbarek, L. Loued, Y. Ouahchi, J. Cherif, M. Beji, S. Toujeni
 Hôpital de La Rabta, Tunis, Tunisie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

L’aspergillome pulmonaire est une mycose secondaire au développement d’Aspergillus au sein d’une cavité pulmonaire néoformée. Dans les pays où la tuberculose pulmonaire est endémique, cette cavité est le plus souvent séquellaire de tuberculose. Le but de notre étude est d’établir les caractéristiques cliniques, radiologiques, thérapeutiques et évolutives de l’aspergillome pulmonaire.

Méthodes

Nous avons mené une étude descriptive rétrospective à partir de dossiers de patients atteints d’un aspergillome pulmonaire et hospitalisés au service de pneumologie du CHU de La Rabta à Tunis de la période s’étendant de janvier 2000 à septembre 2017.

Résultats

Vingt-sept patients ont été colligés (20 hommes et 20 femmes) avec un âge moyen de 57 ans. La majorité des patients (66 % des cas) avaient des antécédents de tuberculose pulmonaire. Le délai moyen de survenue de l’aspergillome pulmonaire après la tuberculose pulmonaire était de 13 ans. La symptomatologie était dominée par les hémoptysies (75 % des cas), la toux (62,5 % des cas) et l’altération de l’état général (62,5 % des cas). Le scanner thoracique a objectivé un aspect typique en grelot mobile (33 % des cas), des opacités hétérogènes (62 % des cas) et un aspect de séquelles (53 % des cas). Les lésions étaient unilatérales et localisées à un lobe supérieur dans la majorité des cas (22 cas). La sérologie aspergillaire était positive dans 95 % des cas. La chirurgie a été indiquée dans 55 % des cas, l’examen anatomopathologique confirmait le diagnostic chez tous ces patients. Trente-huit pour cent des patients ont reçu un traitement médical antifongique à base d’Itraconazole en raison d’une contre indication opératoire liée à l’altération de la fonction respiratoire. L’évolution était favorable chez 84 % des patients opérés et chez 44 % des patients non opérés. Deux patients sont décédés, le premier après 3 mois de traitement médical par une détresse respiratoire aiguë et le second après un mois de traitement antifongique suite à une hémoptysie de grande abondance. Une récidive aspergillaire a été notée dans un seul cas.

Conclusion

La survenue d’un aspergillome pulmonaire peut se voir plusieurs années après une tuberculose pulmonaire. Le tableau clinique est souvent évocateur. Le problème majeur est l’attitude thérapeutique souvent limitée par l’insuffisance respiratoire chronique secondaire aux lésions pulmonaires séquellaires.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2017  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 35 - N° S

P. A237 - janvier 2018 Retour au numéro
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