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Troubles du sommeil chez les patients atteints de cancer bronchopulmonaire - 31/01/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2017.10.131 
I. Badri, N. Moussa , N. Ayedi, W. Fki, A. Kotti, N. Bahloul, W. Kteta, S. Msaed, I. Yangui, S. Kammoun
 Service de pneumologie, Sfax, Tunisie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Les troubles du sommeil semblent plus fréquents parmi les patients porteurs de cancer en comparaison à la population générale. L’objectif est d’évaluer la prévalence de ces troubles chez les patients porteurs de CBP ainsi que leur répercussion sur leur qualité de vie.

Méthodes

Étude prospective menée de juillet 2016 à juin 2017 à notre service chez des patients atteints d’un CNPC stade IIIB et IV. Ont été exclus, les patients ayant des antécédents psychiatriques. La qualité du sommeil a été évaluée par l’Index de qualité du sommeil de Pittsburgh (PSQI) [1], la qualité de vie par le questionnaire (EROTEC QLQ-C30) et les troubles antidépressifs par Le score HAD.

Résultats

Il s’agissait de 80 patients (76 hommes et 4 femmes) d’âge moyen 61,20 ans. Soixante-seize étaient tabagiques actifs avec une consommation moyenne de 62,53 PA. Le CBP était classé stades IIB dans 35 % et IV dans 65 % des cas. Soixante-seize patients étaient sous chimiothérapie palliative. Quarante pour cent des patients étaient sous morphiniques avec une dose moyenne de 46mg. La douleur était mal contrôlée chez 85 % des malades. Soixante-cinq pour cent sont symptomatiques de toux et 20 % avaient des troubles neurologiques légers alors que 10 % étaient déficitaires. Soixante et un pour cent de nos patients avaient des troubles du sommeil avec score de PSQI plus de 5, alors que 38 % ayant un problème d’insomnie modéré à sévère en utilisant l’index de sévérité de l’insomnie avec un score>14. La qualité de la vie était plus détériorée chez ces patients (38 % versus 4 %). Les patients souffrant des troubles du sommeil avec une insomnie modéré a sévère avaient un score HAD>13 dans 80 % des cas. Il existait une corrélation statiquement significative entre les troubles de sommeil en se basant sur l’index de sévérité de l’insomnie et altération de la qualité de vie (p=0,005) ainsi une corrélation avec la présence de dépression (p=0,003) [2].

Conclusion

Les troubles du sommeil chez les patients atteints de CBP sont fréquents, responsable d’une altération de leur qualité de vie. Une prise en charge adéquate de ses troubles est indispensable et doit faire partie intégrante du traitement du CBP.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2017  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 35 - N° S

P. A64 - janvier 2018 Retour au numéro
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