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Interactions entre immunothérapie et radiothérapie dans le traitement du cancer bronchopulmonaire non à petites cellules, efficacité et tolérance - 31/01/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2017.10.130 
S. Chaleat , C. Mascaux, M. Grangeon, A. Jeanson, M. Souquet-Bressand, J. Bermudez, Y. Trigui, L. Greillier, S. Jourdan, M. Boucekine, F. Barlesi, P. Tomasini
 Service d’oncologie multidisciplinaire et innovations thérapeutiques, AP–HM, Aix-Marseille université, Marseille, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

L’immunothérapie a une place grandissante dans le traitement du cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC). Des études précliniques suggèrent une augmentation des effets secondaires, ainsi qu’une augmentation d’efficacité (effet abscopal) de l’immunothérapie. Cependant, les données cliniques manquent. Cette étude observationnelle a pour but d’analyser l’interaction entre immunothérapie et radiothérapie en termes d’efficacité et de tolérance.

Méthodes

Dans cette étude observationnelle, les patients traités par inhibiteurs des points de contrôle immunitaire (antiPD1, anti CTLA4 ou anti PDL1) ont été sélectionnés. Les données démographiques, cliniques, biologiques et de survie ont été extraites du dossier médical informatisé, après signature d’un consentement d’exploitation des données à des fins de recherche. Les modèles statistiques utilisés sont le modèle de Cox, l’estimateur de Kaplan Meier et la régression logistique.

Résultats

Au total, parmi 278 patients sélectionnés entre avril 2013 et février 2017, 125 ont reçu un traitement par radiothérapie dont 56 (59,5 %) après le traitement par immunothérapie. L’âge médian des patients étudiés était de 62 ans. Il n’y avait pas de différence significative, entre les patients ayant reçu une radiothérapie et les patients n’ayant jamais reçu de radiothérapie en termes, de taux de réponse objective (11,5 % versus 10,8 % respectivement ; HR : 1,069 [0,329 ; 3,472] p=0,91), survie sans progression (2,6 mois versus 3,5 mois respectivement ; HR : 1,218 [0,81 ; 1,84] p=0,35), ou survie globale (12,1 mois versus 13,9 mois respectivement ; HR : 1,35 [0,74 ; 2,49] p=0,33). La tolérance de l’immunothérapie en termes d’effets secondaires spécifiques était similaire : 44 % versus 44,7 % sans radiothérapie (HR : 0,97 [0,47 ; 2,01] p=0,94). Le délai entre la radiothérapie et l’immunothérapie n’avait pas d’influence sur l’efficacité ni la tolérance de l’immunothérapie.

Conclusion

Dans cette étude, la radiothérapie n’influençait pas l’efficacité ou la toxicité de l’immunothérapie chez les patients atteints de CBNPC, et cela sans notion de délai entre les deux traitements. L’interaction entre immunothérapie et radiothérapie devra être confirmée dans des études prospectives de plus grands effectifs.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2017  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 35 - N° S

P. A63-A64 - janvier 2018 Retour au numéro
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