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Aspects épidémiologiques de la sarcoïdose médiastinopulmonaire dans le service de pneumologie de l’hôpital central de l’armée : à propos de 80 cas - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.270 
F. Adila 1, , T. Brahimi 1, F. Chiba 1, F. Ziane 1, I. Ararem 2, M.A. Aouni 2, A. Zitouni 1
1 Service de pneumologie, Alger, Algérie 
2 Service d’épidémiologie, Alger, Algérie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La sarcoïdose est une maladie ubiquitaire rare avec une prévalence très variable d’un pays à un autre ; elle va de moins de 1 cas/100 000 habitants en Brésil et au Portugal à plus de 60 cas/100 000 habitants au Suède [1]. En Algérie, la prévalence de cette granulomateuse est inconnue. La sarcoïdose affecte tous les tissus et tous les organes mais avec une prédilection médiastinopulmonaire. Elle touche les deux sexes et les différentes tranches d’âge mais les données épidémiologiques de cette affection sont encore imprécises et parfois d’interprétation difficile, compte tenu de plusieurs facteurs notamment l’absence de critères diagnostiques formels mais surtout la variabilité de la maladie et son polymorphisme clinique chez un même patient ou d’un patient à un autre [2].

Méthodes

Notre étude est une enquête prospective, longitudinale et descriptive qui a été faite au niveau du service de pneumologie de l’hôpital central de l’armée à Alger et portant sur 80 patients diagnostiqués comme sarcoïdose médiastinopulmonaire prouvée à l’histologie associée ou non à d’autres localisations.

Résultats

Le sex-ratio est de 3 femmes pour 1 homme. La population d’étude est jeune, l’âge varie entre 28 et 68 ans avec un âge moyen de 47,14±2,31 ans. Les hommes sont plus jeunes que les femmes avec une différence statistiquement significative (p=0,0006). 10 % des malades sont exposés aux insecticides. La forme familiale de sarcoïdose est retrouvée dans 05 % des cas. Plus de la moitie des patients ont un niveau socioéconomique faible. Au total, 8,8 % des malades ont déjà fait une tuberculose dans le passé. Les fumeurs actifs ne représentent que 3,7 % de l’ensemble des cas. Le contact avec les animaux est constaté chez 27 malades, ce que représente le 1/3 des cas. Le diagnostic positif de sarcoïdose est posé au mois de mars dans 21,25 et 43,8 % des malades sont diagnostiqués au printemps.

Conclusion

Les données épidémiologiques de notre étude se concordent parfaitement avec les données de la littérature.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A128-A129 - janvier 2019 Retour au numéro
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