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Effets de l’hypnose dans la dyspnée de la BPCO grave - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.020 
B. Herer , H. Anllo, Y. Bocahu, S. Bréfort, C. Darné, A. Delignières, M. Gilbert, F. Haniez, H. Jaillet, H. Maas, V. Mach, C. Pytlak, M. Saada, I. Segundo, F. Larue
 Centre hospitalier Bligny, Briis Sous Forges, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Nous avons évalué l’effet de l’hypnose sur la dyspnée et sa composante anxieuse dans la BPCO grave.

Méthodes

Nous avons étudié 12 hommes et 7 femmes atteints de BPCO sévère sous oxygénothérapie au long cours. Nous leur avons proposé dans un ordre aléatoire, 2jours différents, 2 procédures de durée identique consistant soit en une séance d’hypnose (H) soit en la lecture interactive d’un texte non médical (L). Chaque malade était son propre témoin. Ont été enregistrées avant et après chaque séance les données suivantes :– fréquence respiratoire (FR, cycles par minute) ;– score de Borg ; saturation artérielle en O 2 (SaO 2, %).La composante anxieuse de la dyspnée a été évaluée par un score dérivé du State Trait Anxiety Inventory (STAI) de Spielberger comprenant 6 items (Six-Item State Anxiety Scale, STAI-6 1). Chaque item varie de 1 à 4. Le STAI-6 obtenu est multiplié par 10/3 pour obtenir comme le STAI un intervalle de variation de 20 à 80.

Résultats

Les données obtenues étaient les suivantes (moyenne±écart type) :– âge =65,6±9,4 ans ;– VEMS ( % par rapport à la valeur théorique)=32,3±16,6 ;– MRC modifié=2,9±0,7 ;– COPD Assessment Test=22,0± 5,2 ;– score Hospital Anxiety Depression=15,4±4,9.Les données obtenues en début de séance n’étaient pas significativement différentes selon la procédure H ou L :– FR=19,2±6,2 vs 19,6±7,1 ;– score de Borg=4,0±2,2 vs 4,5±2,2 ;– SaO 2 ( %)=92,6±6,2 vs 92,6±3,5 ;– score STAI6=43,0±13,1 vs 42,3±13,1.Les variations suivantes ( % moyen) étaient respectivement observées dans les groupes H et L :– FR=−10,4 vs+3,0 (effet du traitement H>L, p<0,05) ;– score de Borg=−37,5 vs−26,7 (variation comparable des 2 groupes entre le début et la fin de séance, p<0,001) ;– SaO 2=+2,1 vs+1,4 (variation comparable des 2 groupes entre le début et la fin de la séance, p<0,001) ;– STAI-6=-26,0 vs−9,0 (effet du traitement H>L, p<0,05).

Conclusion

Nous concluons que l’hypnose a un effet favorable sur la dyspnée de la BPCO : diminution de la fréquence respiratoire et réduction de l’anxiété.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A8 - janvier 2019 Retour au numéro
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