S'abonner

Sensibilisation acariens-arachide chez les enfants dans un pays d’Afrique sub-saharienne - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.173 
K. Ouattara 1, , D. Soumare 1, B. Baya 1, T. Kanoute 1, I. Guindo 1, S. Bamba 1, Y.M. Kamian 1, A.P. Dakouo 1, F. Sanogo 1, A. Fofana 2, L. Coulibaly 1, O. Yossi 1, I. Kone 1, G. Berthe 1, F. Sidibe 1, Y. Toloba 1
1 CHU Point G, Bamako, Mali 
2 Centre hospitalier Nianankoro Fomba, Segou, Mali 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La sensibilisation aux aéroallergènes non polliniques varie selon le pays d’Afrique sub-saharienne [1], tandis que celle à l’arachide progresse en occident [2]. Le but de notre étude était de déterminer le profil de sensibilisation aux pneumallergènes et leur relation avec celle à l’arachide, dans un pays ou la consommation de cette dernière est de coutume.

Méthodes

Étude transversale, descriptive, réalisée à Bamako de janvier à août 2017 incluant les sujets de 3 à 15 ans ayant bénéficié de prick-test pour suspicion d’allergie respiratoire et ou alimentaire. Les extraits standardisés suivants étaient testés : Dermatophagoides pteronyssimus et farinae, Blomia tropicalis, Blatte, Alternaria alternata, phanères (chat, chien) et arachide (Ara). L’analyse statistique a été effectuée avec SPSS 23.0 avec un seuil de signification5 %.

Résultats

Sur les 131 sujets inclus, on notait 62 (47,3 %) de garçons et 69 (52,7 %) de filles soit un sex-ratio de 0,89. L’âge moyen était de 8,6±3 ans pour des extrêmes de 3 et 15 ans. Les symptômes étaient représentés par l’asthme (61,8 %) et la rhinite (69,5 %) qui étaient associé dans 55 cas soit 42 %. Les prick-tests objectivaient essentiellement une sensibilisation aux acariens et moisissures avec Dpteronyssimus (66,4 %), Dfarinae (66,7 %), Btropicalis (67,8 %), Aalternata (52,7 %). La sensibilisation à l’arachide était objectivée dans 54,6 % (71) dont 42 (32 %) des asthmes et 54 (41 %) des rhinites. Les sujets sensibilisés à l’arachide étaient sensibilisés à Dpteronyssimus aOR 6 (p=0,01) et à Aalternata aOR 4 (p=0,04). Ils étaient aussi plus jeunes que les non-sensibilisés à l’arachide avec un écart moyen de 1,2 an (p=0,03).

Conclusion

La sensibilisation à l’arachide chez les enfants de moins de 15 ans est associée à celle aux acariens (Dpteronyssimus) et aux moisissures (Aalternata). Des études moléculaires ultérieures pourraient déterminer son implication dans les allergies respiratoires et ou alimentaires au Mali.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 36 - N° S

P. A88 - janvier 2019 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Prévalence de la rhinite allergique chez les patients asthmatiques au CHU de Brazzaville
  • R.G. Bopaka, E.L.P. Bemba, K.B. Ossale Abacka, F.H. Okemba Okombi, N.B. Ebenga Somboko, M. Illoye Ayet, A. Nkanga
| Article suivant Article suivant
  • Variations saisonnières de la sensibilisation aux pneumallergènes en Tunisie
  • F. Yangui, H. Blibech, H. Rjab, N.E.H. Mbarek, M. Triki, H. Khouani, M.R. Charfi

Déjà abonné à cette revue ?

;