S'abonner

Efficacité du Selpercatinib (LOXO-292) chez des patients porteurs d’un adénocarcinome pulmonaire avec transcrit de fusion KIF5B-RET - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.246 
C. Desaintjean, L. Odier, C. Dussopt, D. Arpin, C.M. Gaillard, S. Lainez, L. Falchero
 Service de pneumologie et cancérologie thoracique, hôpital Nord-Ouest, Villefranche-sur-Saône, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Les fusions de RET sont d’authentiques drivers oncogéniques retrouvés dans 1 à 2% des cancers pulmonaires non à petites cellules (CBNPC). Le Selpercatinib (LOXO-292) est un inhibiteur sélectif et puissant des tyrosines kinases de RET. Selon les résultats de l’étude de phase I/II LIBRETTO 001, cette molécule démontre une activité antitumorale importante et durable, avec un profil de tolérance acceptable, chez les patients atteints d’un CBNPC présentant une fusion de RET [1]. Sur 105 patients tous préalablement traités, le taux de réponse objective était de 64% avec une médiane de survie sans progression (PFS) de 17,5 mois.

Méthodes

Nous rapportons l’histoire clinique de deux patients atteints d’adénocarcinome bronchique de stade IV porteurs d’une fusion KIF5B-RET, pris en charge en 2019, traités par Selpercatinib après une première ligne de chimiothérapie à base de sels de platine. L’objectif de ces observations est de décrire leur évolution et la tolérance de ce traitement.

Résultats

Le premier patient porteur d’un adénocarcinome avec métastases osseuses, hépatiques et pleurales est traité par Selpercatinib à partir de juillet 2019. la tolérance est bonne. La PFS est de 8 mois jusqu’à progression de lésions cérébrales, pour lesquelles il bénéficie d’une radiothérapie panencéphalique. La molécule est changée pour du Pralsetinib pendant 3 mois jusqu’à une nouvelle progression conduisant à reprendre une chimiothérapie. Le patient décède d’une évolution thoracique. La deuxième patiente a un CBNPC avec des lésions cérébrales ; le Selpercatinib est débuté en février 2020. La PFS est actuellement de plus de 7 mois. Elle présente une réponse complète au niveau cérébral avec disparition de la métastase frontale et une réponse partielle à l’étage thoracique. Un mois après le début du traitement, elle développe une hépatite de grade II avec cytolyse asymptomatique, conduisant à une diminution de 25% de la dose. La tolérance clinique est bonne. Dans la phase I/II de l’essai LIBRETTO, seul 2% des patients a dû interrompre le Selpercatinib en raison d’évènement indésirable relié au traitement.

Conclusion

Tout comme les résultats de l’essai de phase I/II LIBRETTO OO1, ces deux cas cliniques illustrent l’efficacité et la bonne tolérance du Selpercatinib chez les patients porteurs d’un transcrit de fusion RET. Il existe une réponse non négligeable des métastases cérébrales.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 13 - N° 1

P. 119 - janvier 2021 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Bénéfices de la corticothérapie pour le traitement des pneumopathies induites par l’immunothérapie
  • S. Dolidon, C. Caramella, A. Seferian, J.M. Michot, A.L. Voisin, S. Champiat, P. Gazengel, A. Hanna, P. Pradere, F.X. Danlos, O. Lambotte, A. Marabelle, J. Le Pavec
| Article suivant Article suivant
  • Étude des préférences des médecins pour l’usage du G-CSF en prophylaxie primaire et secondaire de la neutropénie fébrile par la méthode des choix discrets (MCD)
  • C. Chouaïd, F. Scotté, E.C. Antoine, H. Simon, N. Texier, P. Laplaige

Déjà abonné à cette revue ?