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Profil épidémiologique et bactériologique des pneumopathies postopératoires (PPO) de chirurgie de résection pulmonaire - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.359 
S. Ouerghi 1, M. Touaibia 1, , E. Ben Ammar 1, F. Kouki 1, M. Abdennadher 2, T. Sandi 3, A. Marghli 2, T. Mestiri 1
1 Anesthésie-réanimation, Tunis, Tunisie 
2 Chirurgie thoracique, Tunis, Tunisie 
3 Chirurgie thoracique et cardiovasculaire, Tunis, Tunisie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Les PPO en chirurgie représentent une complication grave pouvant engager le pronostic vital avec une épidémiologie bactérienne mal connue. À partir des PPO documentées microbiologiquement, nous étudierons le profil épidémiologique et bactériologique des bactéries responsables de PPO ainsi que leurs sensibilités aux antibiotiques.

Méthodes

Étude rétrospective réalisée au service d’anesthésie-réanimation du CHU Abderrahmen Mami Ariana. Nous avons inclus les patients ayant un âge ≥ 18 ans, proposés pour une pneumonectomie, lobectomie ou bi-lobectomie et ayant développé une PPO. Les critères d’exclusion étaient une enquête bactériologique négative, un taux non significatif selon les méthodes validées ou bien des données non retrouvées dans les dossiers médicaux. La pneumopathie est dite documentée si une bactérie est identifiée selon une technique validée : l’ECBC, PDP et LBA. L’étude statistique a été faite par le logiciel SPSS23. Un p<0,05 est considéré significatif.

Résultats

Cent cinquante dossiers ont été revus, 110 ont été exclus, les 40 dossiers ont été analysés. L’âge moyen des patients était de 56,70±11,66, un sex-ratio de 2,1. Les facteurs favorisant l’acquisition de bactéries étaient : la procédure invasive en postopératoire, la ventilation mécanique et la durée d’hospitalisation en milieu de réanimation. L’association était significative (p : 0,002). L’atteinte radiologique était homolatérale à l’intervention dans 53,8 % des et controlatérale dans 46,2 % des cas. Le diagnostic de pneumopathie documenté microbiologiquement était porté sur l’ECBC dans 55,6 % des cas, PDP dans 37,8 % des cas et mini-LBA dans 6,6 % des cas. La culture était poly-microbienne dans 64,4 % des cas et mono-microbienne dans 35,6 % des cas. Quarante-cinq germes ont été isolés 41,2 % des souches bactériennes étaient des BMR. L’antibiothérapie empirique était adéquate dans 40 % des cas. Parmi les patients, 30,6 % ont eu une VNI et 16,7 % étaient sous ventilation invasive avec une durée moyenne d’hospitalisation de 14jours. Parmi les patients, 11,9 % ont présenté un SDRA. La mortalité globale en milieu de réanimation était de 11,9 % soit 5 patients porteurs de BMR.

Conclusion

Notre étude a permis de montrer que 41,2 % des patients avaient une bactérie multirésistante. Devant le nombre limité de nouveaux anti-infectieux, l’inexistence d’antibiotique efficaces contre les bactéries multirésistantes, rationalisation de l’utilisation des ATB et antifongiques en prenant exemple sur le concept « antimicrobial stewardship »serait la meilleure solution.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 167 - janvier 2021 Retour au numéro
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